Bienvenue à tous sur le blog de la CR85

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Vous pourrez trouver sur ce blog les informations, formulaires, liens ayant trait à la vie agricole vendéenne et française.

mardi 18 janvier 2022

2022, L'ANNÉE DE TOUS LES VOEUX !


S’il fallait faire un vœu pour cette nouvelle année, je souhaiterais que les agricultrices soient au centre des préoccupations. Un vœu sexiste ? Pas du tout. Je pense simplement que notre secteur peut et doit évoluer au sujet de la place des femmes. Ce constat s’appuie sur des chiffres parlants: dans nos écoles agricoles, il y a 46 % de femmes et 54 % d’hommes parmi les élèves, étudiants et apprentis. Pourquoi ne retrouvons-nous pas ces 46 % à la tête des exploitations ? Aujourd’hui, seulement 27 % des chefs d’exploitation sont des femmes.

Je souhaiterais que, face au défi du renouvellement des générations, celles et ceux qui souhaitent nous rejoindre dans ce métier qui nous tient tant à cœur, ce métier qui aujourd’hui n’est plus subi mais choisi, soient soutenus, accompagnés et aidés !

Je souhaiterais que les femmes s’engagent plus ! C’est possible, mais cela ne se fera pas sans des changements dans les services de garde d’enfants ou même d’aide à la personne ; des services indispensables pour libérer du temps pour celles qui voudraient s’engager.

Je souhaiterais une réflexion sur la politique ! Aujourd’hui, seulement 20 % des DJA sont attribuées à des femmes. Nous le savons, leur installation est plus tardive et se fait souvent après 40 ans, âge limite pour bénéficier de cette aide à l’installation.

Je souhaiterais que nous réfléchissions ensemble à l’adaptation du matériel pour limiter la pénibilité physique.

Je souhaiterais que la répartition des tâches soit de moins en moins genrée pour atténuer la charge mentale.

Je souhaiterais que les droits sociaux évoluent encore pour que les agricultrices ne soient pas celles avec les plus petits revenus, puis celles avec les plus petites retraites.

Je souhaiterais une amélioration du service de remplacement, permettant une maternité plus sereine pour les agricultrices.

Et pourquoi pas, un ministre de l’Agriculture au féminin ?! Depuis la création de ce ministère, seules Édith Cresson dans les années 80, et Christine Lagarde en 2007 ont eu l’honneur de nous représenter.

Mais surtout, je voudrais pour demain que chacun puisse : « exister pour soi, se protéger pour l’avenir et percevoir la valeur de son travail », telle est la devise de la section Agricultrices de la Coordination Rurale.

Et si 2022 était l’année des agricultrices ?
Bonne année à vous tous et à vous toutes.

Natacha Guillemet
Responsable de la section Agricultrices

vendredi 7 janvier 2022

VOEUX DU PRESIDENT DE LA CR85


GARDONS ESPOIR !

L'année 2021 vient de s'écouler et 2022 va venir la remplacer; que dire si ce n'est que cette interminable pandémie perturbe notre quotidien, notre convivialité, et aussi maintenant les marchés.

La bonne nouvelle; le prix des céréales et oléagineux a doublé, on va enfin pouvoir se recréer une trésorerie. En même temps, le prix des engrais azotés a été multiplié par 4 ceux qui va augmenter le prix de revient de 30-40 euros la tonne de blé.

Malheureusement, cela met à mal les éleveurs ; le prix du lait, des viandes de bovins, volailles et surtout porcs restent toujours trop bas et se retrouvent en dessous du seuil de rentabilité.

Le ministre Julien Denormandie l'a bien compris et souhaite mettre en place le plus rapidement possible la nouvelle loi EGALIM 2, avec des contrats obligatoires entre acheteurs et vendeurs en calculant le coût de production. On peut être un peu septique sur ces contrats car on nous fait miroiter depuis des années des meilleurs prix, mais on ne peut pas malgré tout laisser passer une opportunité de revenir à des prix rémunérateurs, cheval de bataille depuis toujours de la CR.

Par ailleurs, les destructions par des mouvements « écologistes » accompagnés d'un syndicat agricole ( la Confédération Paysanne pour ne pas le citer), de retenues d'eau nommées aussi "bassines" a été très mal perçue du reste de la profession agricole. Au niveau du conseil d'administration de la CR85, il a donc été décidé qu'il n'y aurait plus de coalition avec ce syndicat qui ne défend plus une agriculture plurielle. Un des slogans de la CR est « stocker l'eau de l'hiver pour l'utiliser l'été ». N'en déplaise aux escrologistes, il ne manque pas d'eau en France ! Il faut juste beaucoup plus la stocker, plutôt que de la laisser aller à la mer.


Une note positive pour nous, les pouvoirs public commence à s’inquiéter du manque cruel d'agriculteurs surtout au niveau de l'élevage. La CR l'a toujours dit "des prix pas des primes", si ce slogan avait été appliqué en 1992 notamment en utilisant "l'exception agriculturelle", le problème ne se poserait certainement pas aujourd’hui.

Une prise de conscience, peut être un peu tardive me direz-vous, mais la rareté des produits va certainement faire remonter les prix et par conséquent la rentabilité qui fuit depuis des décennies certaines productions agricole. Alors, je vous le dis, gardons espoir ! J'espère de tout cœur que les paysans aient mangé leur pain noir. En tout cas, que les jeunes se rassurent, on aura toujours besoin d'agriculteurs pour se nourrir !

Je vous souhaite donc du respect et de revenus dans votre travail et bien entendu, tous mes meilleurs vœux de bonheur et santé pour 2022 !


Daniel Pavageau – Président de la CR85

jeudi 23 décembre 2021

RETOUR SUR LE CONGRES DE LA CR

Le 28e congrès de la CR s’est tenu à Vichy le 2 décembre. Après le discours d’accueil de François Walraet, Président de la CR de l’Allier et de la CRUR Auvergne-Rhône-Alpes, les congressistes ont également été accueillis par Frédéric Aguilera, maire de Vichy, et par Laurent Wauquiez, Président de la Région Auvergne-Rhône-Alpes.

La matinée s’est poursuivie par une table ronde sur les importations, réunissant l’avocate Clémentine Baldon, l’économiste Bruno Parmentier, l’avocat - lobbyiste Nicolas Ravailhe, et 2 agriculteurs de la CR, Natacha Guillemet et Joris Miachon.
Après la pause de midi, le congrès s’est poursuivi par 2 interventions « coup de gueule ». La première, par Bruno Lecomte, éleveur dans les Vosges, portait sur la financiarisation de la nature. La deuxième avait pour sujet la francisation des kiwis, et était présentée par Adeline Gachein, directice du Bureau interprofessionnel du kiwi (BIK).

En fin d'après-midi, le ministre de l’Agriculture, Julien Denormandie, s’est prêté au jeu des questions/réponses avec les agriculteurs présents. Il est ainsi revenu sur différents sujets qui font du bruit dans la campagne.

Stockage de l’eau

Interpellé par le président de l’association de gestion de l’eau dont 2 bassines ont été détruites, le ministre a reconnu la légitime colère des agriculteurs agressés. Pour l’avenir et comme convenu par le récent décret, il promet un renforcement des études préalables et le renforcement des arguments scientifiques pour « sanctuariser » l’importance des ouvrages de collecte de l’eau. Une décision qui va dans le bon sens et se veut rassurante. Si la CR apprécie la réduction des délais de recours, elle regrette que cela pèse encore sur l’agriculteur qui devra fournir un dossier encore plus dur ; mais surtout cela ne règle pas la question des ouvrages déjà réalisés et dont on a besoin.

Aides PAC après 67 ans

Une agricultrice a demandé au ministre pourquoi avoir imposé une limite d’âge à 67 ans pour percevoir des aides PAC alors que les agriculteurs peinent à trouver des repreneurs et qu’ils ne peuvent, contrairement aux autres professions, cumuler l’emploi agricole et retraite. Le ministre s’est dit « le premier étonné quand ce critère a été proposé par la profession ». Il a indiqué avoir mis ses équipes sur le sujet afin de proposer des « exemptions spéciales » pour les plus âgés ayant un besoin réel et justifié de poursuivre leur activité. « Une porte de sortie pourrait être d’empêcher de cumuler sa retraite avec les aides de la Pac », a-t-il proposé. Il a indiqué réunir prochainement les organisations professionnelles agricoles sur le sujet.

EGAlim 2

Élevage :
suite à la question de Natacha Guillemet éleveuse de Vouvant en Vendée, Le Ministre a été clair sur un point qui motive l’application de la loi EGAlim 2 : un statu quo en élevage allaitant n’est pas concevable. Selon lui, la contractualisation semble donc être une solution pour sortir de l’ornière cette filière fragile et désorganisée. L’objectif est d’introduire de la régulation dans les relations commerciales de l’amont à l’aval. La loi EGAlim 1 a été un échec car l’aspect facultatif de l’application des mesures y était inscrit. D’où cette volonté de la durcir en apposant le caractère obligatoire. 
« Si pour cette nouvelle loi on laisse le caractère facultatif à la contractualisation, les industriels refuseront massivement les contrats si ces derniers ne les arrangent pas, et le système de prise en compte d’indices tombe à l’eau ». Le jeu de dupes auxquels s’adonnent chaque année les industriels et les distributeurs sur le dos des éleveurs ne peut plus durer. Les contrats pourront être indexés de manière automatique sur des indices de coûts de la matière première. Dans le cadre de la bonne application de cette loi, le ministre souhaite multiplier par 4 les contrôles par la DGCCRF. Enfin, la mise en place de clauses miroirs sur les antibiotiques de croissance est primordiale. La CR a renouvelé son opposition à cette contractualisation obligatoire dans la filière allaitante.


Importations toxiques

N’ayant pas assisté à la table ronde du matin, le ministre n’a pas abordé le fait que l’agriculture pouvait être délibérément la variable d’ajustement dans la guerre commerciale internationale. Il a tout de même rappelé son combat pour la réciprocité dans les échanges qui sera la priorité de la présidence française, à commencer par une clause miroir sur les antibiotiques ayant un effet sur la croissance.

La veille du congrès, l'assemblée générale a réuni les représentants de plus de 60 départements, avec la présence notamment de la nouvelle équipe de la CR de Mayotte.

L'ambiance y a été particulièrement studieuse avec une après-midi complète consacrée au traitement des sujets syndicaux du moment : la nouvelle retraite, les problèmes des producteurs de porcs, les réserves d'eau et les attaques contre les bassines, l'OFB ou encore la hausse du prix des engrais et son impact sur la souveraineté alimentaire. L'Assemblée générale a aussi été l'occasion de revenir sur des sujets propres au syndicat : Emmanuel Rizzi, rapporteur de la Commission stratégie et Jean-François Couëtil, trésorier national, sont revenus sur le plan stratégique de la CR adopté lors du dernier Comité directeur suite à l'audit interne mené en 2021 et aux travaux de la Commission. Les 6 axes stratégiques définis vont désormais pouvoir entrer en application. Des points d'étape seront régulièrement présentés aux diverses instances de la CR. Anne Renouard, présidente de la CR22, et Natacha Guillemet, membre du CoDir, sont également intervenues pour rapporter devant l'Assemblée générale les conclusions de l'audit sur la place des femmes à la CR. Les préconisations de celui-ci feront également l'objet d'un suivi régulier.
Enfin, l'Assemblée générale a élu un nouveau membre du Comité directeur à la suite de la démission d'Alexandre Armel pour raison médicale. C'est François Walraet, président de la CR03 et de la CRUR Auvergne-Rhône-Alpes, qui siégera désormais au CoDir jusqu'à la fin du mandat en décembre 2022.

Durant ces deux jours, les 8 vendéens présents ont profité des nombreux débats et discussions pour approfondir des sujets bien souvent difficiles à appréhender. Tous ont apprécié les différentes interventions et attendent avec impatience le congrès 2022 qui normalement devrait se rapprocher de la Vendée.














vendredi 10 décembre 2021

INFLUENZA AVIAIRE

Suite aux cas d'Influenza Aviaire sur le département en 2020/21, une avance a été versée pour les pertes liées à l'absence de production pour les éleveurs situées en zone à risque.


La campagne pour la demande de solde est ouverte depuis le 3/12 et jusqu'au 14/01 - 14h.
Les exploitants ayant déposé une demande d'avance ont été informés par FranceAgriMer de l'ouverture de cette campagne.

Les modalités sont disponibles sur le site de FranceAgriMer (l'ensemble des pièces étant trop lourdes pour un mail) :
https://www.franceagrimer.fr/Accompagner/Dispositifs-par-filiere/Aides-de-crise/Influenza-aviaire-H5N8-solde-eleveurs-palmipedes-et-gallinacees

Attention : la méthode de calcul des pertes de production est complexe et doit impérativement être réalisée avec un centre comptable.
Comme dans d'autres département, la DDTM n'accompagnera pas individuellement les exploitants pour les dépôts de demande, nous pourrons éventuellement remonter les questions posées par des centres de gestion à FranceAgriMer, dont la réponse ne se trouve pas dans les notes explicatives .

mardi 7 décembre 2021

AIDES PAC


Le solde de la campagne 2021 sera payé à partir du 08 décembre 2021 pour l’ensemble des aides découplées (paiement de base, paiement vert, paiement redistributif, paiement en faveur des Jeunes agriculteurs), pour les aides couplées ovines et caprine, ainsi que pour l’ICHN. Un second paiement interviendra le 22 décembre (liquidation le 12 décembre). 

Un taux de réduction de 1,658907 % a été fixé par la Commission européenne au titre de la « discipline financière » pour la campagne 2021. Ce taux de réduction s'applique à toutes les aides directes versées au titre de la campagne 2021, au-delà d'une franchise de 2 000 € par exploitation.

paiement redistributif : Le montant unitaire du paiement redistributif est fixé à 49,30 €/DPB activé, soit 18,91 % du paiement national moyen.

Paiement jeune agriculteur : Pour le solde de la campagne 2021, après la mobilisation de 15,3 M€ de disponibilités en réserve de DPB inutilisés, le montant unitaire du paiement JA a été fixé à 102,00 €/DPB activé, soit 39,12 % du paiement national moyen.

Aide caprine : le montant unitaire définitif est fixé à 15 € par animal éligible (au lieu de 14.80 € pour le versement de l’avance).

Aides ovines : le montant définitif est fixé à 21.90 € par animal éligible pour le versement du solde (au lieu de 19 € pour le paiement de l’avance), auquel s’ajoute une majoration de 2 € par brebis pour les 500 premières brebis. Le montant définitif de l’aide complémentaire est fixé à 6,25 € par animal éligible pour le versement du solde pour les élevages ovins détenus par des nouveaux producteurs (au lieu de 6 € pour le paiement de l’avance).

L’ICHN : Comme pour les campagnes précédentes, un coefficient stabilisateur est appliqué à la valorisation brute des dossiers. Un premier stabilisateur, provisoire, a été fixé pour le paiement de l'avance. Ce dernier est réévalué pour le paiement du solde afin d'établir le coefficient définitif. Concernant l’Hexagone, il a été possible de fixer ce coefficient stabilisateur à 95 %.

jeudi 25 novembre 2021

CONGRES CR NATIONAL

 

La CR85 organise un déplacement à Vichy. Merci aux personnes intéressées de réserver leur place au 02-51-37-47-41.

RETOUR DU SALON TECH'ELEVAGE !

Après une édition 2020 virtuelle pour cause de crise sanitaire, le salon Tech'Elevage a fait son grand retour sous son format habituel du 16 au 18 novembre. Avec 9 000 visiteurs

suivant les organisateurs, plus de 500 animaux de races bovine (lait et viande), caprine et ovine, venus du grand ouest et près de 200 exposants tous secteurs de productions et d'activités, Tech'Élevage confirme sa position d'unique salon de l'innovation et de l'élevage en Pays de la Loire.  

Pour la troisième fois, la CR85 y avait un stand. De nombreux visiteurs, dont beaucoup d'étudiants le mardi, ont arpentés les allées du parc des expositions des Oudairies à la Roche sur Yon pour assister aux différents concours bovins viande, lait ou même caprins, à la vente aux enchères de reproducteurs Charolais ou aux conférences. 

Comme depuis plusieurs années les nouvelles technologies sont mises en avant avec les concours agreen startup et agreen proto. Petite nouveauté, la présence en visio mardi de trois entreprises coréennes, présentant leurs solutions innovantes au service de l’agriculture devant les exposants du salon. L'une d'entre elle, Daesung et sa marque SmartHive automatise et facilite le quotidien des apiculteurs. Ainsi leur produit Hive Controller, soulève automatiquement le rayon de miel de la ruche et secoue l’abeille, permettant d’économiser le travail d’une personne dans un secteur qui manque de main d’œuvre. 
L'entreprise Reset Company a quant à elle attiré l’attention avec ses robots autonomes de nettoyage de panneaux solaires qui s’adaptent à toutes les largeurs. Objectifs : optimiser la production d’énergie de 10 à 20% et par conséquent, augmenter les revenus de l’agriculteur.
Pour les agriculteurs c'est aussi le moment d'aller à la rencontre de leurs fournisseurs et de nouer de nouveaux contacts parmi les exposants présents.

Le stand de la CR85 tenu par les administrateurs de la CR85, a connu un réel succès, les exploitants adhérents ou non sont venus nombreux durant les trois jours pour découvrir les idées et convictions de la Coordination Rurale, ou juste estimer le poids du seau garni de produits vendéens, aux couleurs de la CR85.

JOURNÉE AGRICULTURE

Et si on faisait de 2022, l’année des agricultrices !


Tel est le souhait des agricultrices qui se sont retrouvées le lundi 15 novembre à Vouvant sur l’exploitation de Natacha Guillemet, élue chambre d’agriculture et responsable de la section agricultrices de la Coordination Rurale.

Aux côtés de la quinzaine d'agricultrices dont Catherine Laillé, qui est à l’origine de la section agricultrices de la CR, des élus avaient fait le déplacement. Ainsi, Annick Billon, sénatrice de Vendée et surtout présidente de la délégation aux droits des femmes au Sénat, Pierre Henriet, député, Gilles Berland, maire de Vouvant, avaient répondus présents.

Cette journée a débuté par une visite de la ferme des époux Guillemet avant de se poursuivre par une table ronde ouverte par le discours de Natacha :

« ... Aujourd’hui, comme hier, mais aussi pour demain, il est intéressant de se poser la question de la place des femmes au sein des exploitations. Pour certains, c’est un non sujet, un sujet très féministe… À la Coordination Rurale, ce n’est pas une question de féminisme, mais plutôt une question de revendiquer des droits, déjà acquis, mais qui ont du mal à rentrer dans les mœurs. Sur chaque mairie on peut lire : Liberté, Égalité et Fraternité. Cette devise ne s’adresse pas uniquement au sexe masculin mais aux deux sexes, à tous les Hommes.
La liberté de travailler en tant qu’agricultrice sans être rabaissée à nos capacités physiques ou tout simplement car nous conduisons un tracteur comme nos homologues masculins ;
L’égalité dans l’accès aux terres, aux crédits, mais aussi aux congés maternité et aux vacances ;
La fraternité dans l’écoute de nos partages d’expériences et de solutions que chacun, chacune pourra proposer dans notre échange aujourd’hui. »

Cette journée a permis d’évoquer plusieurs sujets. Notamment l’égalité entre les territoires, la fin des zones blanches en zone rurale, la mission sur l’enseignement technique agricole et les 70 propositions portées auprès du gouvernement par la rapporteuse Nathalie Delattre.

Chacune des femmes présente a pu partager son parcours. Leurs profils étaient très variés : reconversion professionnelle, installation seule, avec un conjoint ou avec ses parents, chaque femme avait une histoire différente. Néanmoins, toutes ont relevé des problèmes similaires.

Le sujet de la maternité a été largement évoqué. Nous savons qu’aujourd’hui, 41 % des agricultrices travaillent jusqu’au terme de leur grossesse et reprennent le travail dès qu’elles le peuvent après leur accouchement. « Le congé maternité n’est pas une priorité pour le service de remplacement, si on a de la chance, on nous met à disposition un agent et s’il y a un besoin ailleurs, on nous le retire, on nous en met un nouveau s’il y en a de disponible, alors on forme à nouveau puis on en a marre alors on va faire le travail » explique une agricultrice de Mayenne qui a tenté à trois reprises le congé maternité mais qui n’en garde pas un souvenir très élogieux. Elle conclut en disant « qu’elles doivent gérer, alors elles le font ».

Un autre sujet majeur a été abordé, la retraite. En effet, celle-ci sera valorisée pour 208 000 agriculteurs, mais cette revalorisation sera majoritairement pour les hommes. Et pour cause, en moyenne les femmes valident 48 trimestres contre 97 pour les hommes, car elles s’installent plus tard, ont souvent un statut bancal qui n’ouvre aucun droit à la retraite et doivent s’arrêter pour les enfants.
Ainsi, les femmes touchent 19 % de retraite en moins que les hommes.

De même, des problèmes lors de l’installation, notamment d’accès au foncier, ont été relevés pour les femmes qui s’installaient seules.

Cette matinée a été très positive et a permis de créer une cohésion entre les agricultrices qui ont pu se rencontrer et confronter leurs situations. Les élus présents ont été à l’écoute et ont pris les contacts des agricultrices pour, qu’ensemble, ils puissent travailler dans le bon sens ! La Sénatrice a conclu la réunion en précisant « l'agriculture française a besoin d'une réforme en profondeur, comme les services de santé ».

jeudi 4 novembre 2021

mercredi 3 novembre 2021

LAC DE CAUSSADE

Le jeudi 28 octobre, les agriculteurs étaient appelés à se mobiliser à Agen pour soutenir Serge Bousquet Cassagne, président de la Chambre d’agriculture du Lot-et-Garonne et son vice-président, Patrick Franken, deux des bâtisseurs du lac de Caussade condamnés respectivement à 9 et 8 mois de prison.

Dès 11h, près de 600 agriculteurs et une vingtaine de tracteurs étaient déjà présents devant le tribunal d’Agen pour envoyer un message fort à la justice : on ne met pas des hommes en prison pour un trou ; surtout quand il a suivi toutes les procédures et obtenu toutes les autorisations nécessaires !

Tout au long de la matinée, les interventions se sont succédé : des représentants de la Coordination Rurale, des élus locaux ou encore des collègues ayant eux-mêmes participé à la construction du lac. Tous ont rappelé leur soutien à Serge et Patrick, salué leur dévouement pour la profession et insisté sur la nécessité de ce lac, et des retenues d’eau de manière générale, pour nourrir les concitoyens :

Bernard Lannes

« Nous sommes les premiers écologistes de France.
Ce lac est essentiel pour produire notre alimentation »
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Bernard Lannes, président national de la CR

Daniel Pavageau, président de la CR85

Jean Dionis

« 137 maires du Lot-et-Garonne ont demandé la régularisation du lac de Caussade parce qu’il est utile écologiquement, économiquement et socialement. Cette situation a assez duré ! »,
Jean Dionis du Séjour

Raymond Girardi,

« Poursuivre des syndicalistes parce qu’ils ont eu le courage de défendre l’irrigation et la souveraineté alimentaire, c’est impensable ! Comment condamner des gens qui sont au service du pays et des citoyens de France ? »,
Raymond Girardi, président Modef 47 et ancien conseiller départemental

À 14h, c’est sous les applaudissements de leurs collègues agriculteurs, près de 1000 à ce moment-là, que Serge et Patrick ont traversé la haie d’honneur constituée par des maires du Lot-et-Garonne avant de gravir les marches du tribunal, accompagnés d’une vingtaine de proches et de collègues.

Dehors, devant les grilles, les applaudissements continuent de longues minutes pour encourager ceux qui se sont toujours battus pour l’intérêt collectif.

Après de longues heures d’audience, l’avocat général a requis des peines de 9 mois de prison ferme pour Serge Bousquet-Cassagne et 8 mois pour Patrick Franken. Délibération le 17 décembre 2021 à 11h.

Comme plus de 30 départements, la Vendée était présente avec une délégation de 8 personnes, emmenée par son président Daniel Pavageau.


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RENCONTRE ENTRE LA CR85 ET LA SAFER

Le 14 octobre, Daniel PAVAGEAU (président de la CR85) et Laurent GAUVARD (représentant CR85 au comité SAFER), ont rencontré Nicolas VASSELIN et Nelly PRUNIER, respectivement directeur et présidente de la SAFER Vendée. Cette rencontre souhaitée par les administrateurs de la CR85, était destinée à faire un point sur le fonctionnement de la SAFER.

Premier sujet abordé, le prix dissuasif des préemptions en révision de prix (520 € HT). « A ce tarif, sachant que le vendeur va certainement retirer le bien de la vente, un agriculteur ne va pas faire la démarche plusieurs fois. Pourquoi pratiquez-vous un tel prix ? » s’étonne Daniel Pavageau. Nicolas Vasselin, explique « sur une préemption simple ou en révision de prix, six personnes travaillent sur le dossier soit un coût de 1500 € par préemption. La SAFER prend déjà une partie à sa charge et ne peut pas faire plus financièrement ». Laurent Gauvard rajoute « pour limiter la surenchère sur les terres, il est primordial que la SAFER joue son rôle de régulateur ». Pour limiter le coût de la préemption, la CR85 a proposé à la SAFER de solliciter les Communautés de Communes (Com Com) ou le Conseil Départemental car eux aussi un rôle à jouer dans la gestion du foncier. Pour rappel, il est possible de préempter dès le premier are au lieu de 50 ares s’il n’existe pas de Règlement National Urbanisme (RNU).

D’ailleurs au sujet de la gestion du foncier des Com Com en précaire, la CR85 a demandé à la SAFER d’être vigilant, pour attribuer des terres en priorité à ceux qui sont fortement touchés par des pertes de surfaces.

La CR85 a aussi insisté sur le fait de tenir compte de la proximité du siège d’exploitation en élevage en cas d’attribution de terre, afin de favoriser un accès rapide au pâturage.

Pour finir, la SAFER a rappelé que toute vente en zone A et N doit être notifiée par le notaire à leurs services. Si vous avez connaissance d’une vente qui ne serait pas passée par la case SAFER, merci d’informer le bureau de la CR85.

LE MINISTRE DE L’AGRICULTURE DE PASSAGE EN VENDÉE

Le ministre de l’Agriculture Julien Denormandie était de passage en Vendée le vendredi 8 octobre. Dans la matinée, il était présent au Carrefour des maires et présidents de communautés qui se déroulait aux Herbiers. Puis dans l’après-midi, il se rendit à la ferme expérimentale des Etablières. à La Roche sur Yon.

Profitant de cette visite, la CR85 sollicita donc une entrevue avec lui. Mais en lieu et place, c’est son conseiller innovation, Pierre-Adrien Romon, et Stéphane Buron, directeur de la DDTM, avec qui la délégation de la CR85 a échangé.

Les représentants CR85 ont ainsi pu exprimer leurs doutes sur la contractualisation en viande bovine, demander que l'assurance récolte ne soit pas obligatoire et que les dérives de la méthanisation soient mieux encadrées pour que l'élevage ne disparaisse pas. Pour Daniel Pavageau, président de la CR85, le principal souci actuellement c’est la hausse continue des intrants et des aliments. « Comment voulez-vous que l’élevage résiste encore longtemps à ces augmentations sans que les coûts de production soient pris en compte, dans la constitution des prix de vente de nos produits ? » interrogea-t-il. Pour illustrer ses propos, il donna l’exemple d’un éleveur de porcs, doublement touché par l’augmentation du prix des aliments et la baisse du prix du cochon.  Pour le conseiller la loi Egalim 2 est justement faite pour remédier aux problèmes. Cette réponse laissa perplexe Stéphane Charbonneau, représentant CR à Interbev. Pour lui, l’annonce quelques jours plutôt au salon de Cournon, de l’obligation de contractualiser en filière viande bovine doit être bien encadrée, « Attention de ne pas reproduire les mêmes erreurs que pour la filière laitière, c’est à dire de ne pas fixer de prix minimum ». « Dans tous les cas les éleveurs doivent rester libres de choisir » demanda Daniel Pavageau.

Clément Charrier administrateur de France Grandes Cultures (FGC) demanda où en sont les arrêtés ZNT. « Sur le terrain, on est dans le flou et nous sommes regardés de travers par de plus en plus de monde lorsque que l’on utilise un pulvérisateur. Il ne faut surtout pas opposer riverains et agriculteurs » déplore-t-il. Au niveau de la santé du végétal, il est primordial que lors du retrait d’une molécule, l’agriculteur puisse avoir une alternative crédible. Le plan pollinisateur a aussi été évoqué et la CR85 a mis en garde contre la distorsion de concurrence qui va s’amplifier avec les pays étrangers. « N’importons pas les produits qui ne respectent pas nos normes » lança Daniel Pavageau.

Au niveau de l'intervention de l'OFB dans le sud Vendée pour drainage illégal, la CR85 a tenu à préciser que les moyens engagés tout comme les peines encourues, étaient totalement disproportionnés par rapport à la faute commise. Le directeur de la DDTM répondit qu’il n’était pas responsable des moyens engagés et admis qu’ils étaient peut-être un peu exagérés.

Pour terminer, la CR85 a relancé le ministère par rapport aux dossiers en MAEt pénalisés pour une croix oubliée. « Ces dossiers trainent depuis plus de quatre ans, il est temps de trouver une issue favorable » tempête le président de la CR85. Pierre-Adrien Romon acquiesça et rappela que le ministre était sensible à la notion de droit à l’erreur. Pour finir sur une note plus positive, la CR85 a remis une invitation au ministre pour la journée agricultrices organisée à Vouvant le 15 novembre 2021.

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