Bienvenue à tous sur le blog de la CR85

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Vous pourrez trouver sur ce blog les informations, formulaires, liens ayant trait à la vie agricole vendéenne et française.

mardi 15 décembre 2020

CONGRES DIGITAL CR

 


Suite à l’annulation de son congrès prévu à Vichy, en raison de la crise sanitaire, la Coordination Rurale Union Nationale organise en remplacement un congrès digital. L’événement sera diffusé en direct sur sa page Facebook et sa chaîne Youtube le :

Jeudi 17 décembre à partir de 20h00

(le replay sera disponible sur Youtube le lendemain de l’événement)

À cette occasion, venez écouter des intervenants venus parler de sujets qui font l’actualité et vous exprimer grâce à la fonction « chat » qui vous permettra de poser vos questions à nos intervenants !

PROGRAMME

20h00 – 21h00

PAROLES D’AGRICULTEURS :

La Coordination Rurale laisse la parole à 8 agriculteurs sur des sujets liés à l’actualité agricole. Chaque intervention sera suivie d’un court temps d’échange de quelques minutes avec les internautes.

1/ Le statut de l’agriculteur
Intervention d’Emmanuel Rizzi, éleveur dans le Jura (39)

2/ Le foncier
Intervention de Paul Lefranc, éleveur laitier dans la Manche (50)

3/ La prédation
Intervention de Maria Baret, éleveuse d’ovins en Lozère (48)

4/ Le business du carbone
Intervention d’Olivier Chemin, éleveur en Mayenne (53)

5/ Les dégâts de gibier
Intervention d’Emmanuelle Chignat, viticultrice et éleveuse en Dordogne (24)

6/ La Haute valeur environnementale (HVE)
Intervention d’Aurélie Hallain, céréalière en Eure-et-Loir (28)

7/ Les produits phytosanitaires
Intervention de François Walraet, céréalier dans l’Allier (03)

8/ Les importations toxiques
Intervention de Paul Marchon, éleveur de vaches Limousines dans la Creuse (23)

21h00 – 22h00

TABLE RONDE : « La souveraineté alimentaire de l’UE sera-t-elle enfin au centre d’une véritable Politique agricole commune ? »

Le temps est venu de bâtir ensemble la souveraineté alimentaire résiliente dont la France et l’Europe ont besoin ! La souveraineté alimentaire est entendue comme le droit de chaque peuple à définir son agriculture et son alimentation. La production agricole peut-elle être mise au service d’une alimentation choisie, diversifiée et durable, accessible à toute la population ? Cet impératif, mis en lumière par la crise du coronavirus, est-elle compatible avec un système appauvrissant les agriculteurs dans lequel les produits alimentaires sont vendus à des prix toujours plus bas ? Est-elle compatible avec la signature d’accords de libre-échange exposant à une concurrence déloyale aussi bien les agriculteurs européens que ceux des pays du Sud, les opposant malgré eux tels des gladiateurs succombant les uns après les autres ?

Table ronde animée par Jean-Marie Guilloux
Directeur de la mission Agrobiosciences de l’Inrae qui est un centre national de médiation et d’instruction des controverses.  Cette mission analyse et organise des rencontres et des débats autour des questions vives qui traversent la société dans le  champ de l’agriculture, de l’alimentation et des sciences et techniques du vivant.

Avec la participation de :


Éric Andrieu
Membre du Parlement européen depuis 2012, Eric Andrieu, réélu en mai 2019, est actuellement rapporteur sur la réforme de la politique agricole commune sur le volet de l’organisation commune des marchés et membre de la Commission de l’Environnement et de la Santé au Parlement européen.
Porte-parole des sociaux-démocrates européens pour les questions agricoles et le développement rural, lors du dernier mandat, il plaide en faveur d’une réforme rapide et en profondeur de la PAC, qui ne satisfait plus, aujourd’hui, ni les agriculteurs ni les consommateurs.
En tant que membre de la Commission du Commerce international, il s’était notamment exprimé contre le Ceta, et a été le premier député européen à demander une évaluation des effets cumulés des accords de libre-échange sur l’agriculture européenne.

Tomas Garcia Azcaraté
Docteur Ingénieur Agronome ; Sous-Directeur de l’Institut d’Économie, Géographie et Démographie du CNRS espagnol ; Économiste agricole et haut fonctionnaire à la DG AGRI Commission Européenne durant 29 ans ; membre de l’Académie de l’Agriculture française et officier du mérite agricole français et espagnol.

Tristan Arlaud
Maraîcher dans les Bouches-du-Rhône (13).
Représentant de la CR au Conseil national de la restauration collective (CNRC).

Alexandre ARMEL

Alexandre Armel
Éleveur bovins et ovins dans l’Allier (03).
Secrétaire général de la Coordination Rurale.

Bernard Lannes

Bernard Lannes
Céréalier dans le Gers (32).
Président national de la Coordination Rurale.

22h00 – 22h10

INTERVENTION DE JULIEN DENORMANDIE, ministre de l’Agriculture et de l’Alimentation

22h10 – 22h30

INTERVENTIONS SYNDICALES

> Alexandre Armel, secrétaire général de la Coordination Rurale
> Bernard Lannes, président national de la Coordination Rurale

vendredi 11 décembre 2020

SOLDE AIDES PAC 2020

 


Le versement du solde des aides du 1er pilier de la PAC et de l’Indemnité Compensatoire de Handicaps Naturels (ICHN) de la campagne 2020 a eu lieu le 10 décembre sur le compte des agriculteurs.

Ce versement concerne les aides découplées (paiement de base, paiement redistributif, paiement vert et paiement en faveur des jeunes agriculteurs), les aides ovines et caprine, et l'ICHN. Il représente un montant total de près de 2 milliards d’euros. Compte-tenu des avances déjà versées depuis mi-octobre, ce versement du 10 décembre porte le montant total versé aux exploitants agricoles à 7,17 milliards d’euros.

299 300 agriculteurs, soit 99 % des bénéficiaires, reçoivent le solde de leurs paiements de base et redistributif. 294 800 agriculteurs, soit 97,5 % des bénéficiaires, reçoivent celui du paiement vert. Ces taux étaient respectivement de 98,6 % et 95% en 2019.

Plus de 25 000 jeunes agriculteurs vont bénéficier de près de 40 millions d’euros au titre du paiement en faveur des jeunes agriculteurs, en complément des 33 millions d’euros perçus au titre de l’avance, avec un montant unitaire fortement revalorisé par rapport à 2019 (102 € contre 90 € en 2019) et par rapport à l'annonce initiale qui était de 65,19€. 

Concernant l'ICHN, le paiement du solde représente un montant de 192 millions d’euros, portant à près de 1,07 milliard d'euros le montant payé au titre de la campagne 2020, à 95 300 exploitants.

Un deuxième versement interviendra le 23 décembre. Les prochains versements, en particulier le solde des aides bovines et les aides couplées végétales, s’étaleront sur le 1er trimestre 2021.

Pour Julien Denormandie, ministre de l’Agriculture et de l’Alimentation, « ces versements sont inédits et particulièrement importants en cette fin d’année marquée par la crise sanitaire et la sécheresse. La plupart des montants unitaires ont pu être revalorisés, permettant d’apporter un soutien supplémentaire aux trésoreries des agriculteurs. Je tiens à remercier spécialement les équipes du ministère en Centrale et dans les directions départementales, ainsi que de l’agence de service et de paiements. C’est grâce à eux que la quasi-totalité des agriculteurs pourront bénéficier du solde de leurs aides découplées et de l’ICHN aujourd’hui ».

jeudi 3 décembre 2020

LETTRE OUVERTE SUR LES PROSPECTIVES DE LA FUTUR PAC

 
Lettre ouverte à : 

Monsieur Emmanuel MACRON, président de la République                                                            Monsieur Jean CASTEX, Premier ministre                                                                                      Monsieur Jean-Yves LE DRIAN, ministre de l’Europe et des Affaires étrangères                          Monsieur Julien DENORMANDIE, ministre de l’Agriculture et de l’Alimentation                        Monsieur Clément BEAUNE, secrétaire d’État chargé des Affaires européennes                        Mesdames et Messieurs les députés, Mesdames et Messieurs les sénateurs,                                    Mesdames et Messieurs les députés européens, Madame Ursula VON DER LEYEN, présidente de la Commission européenne                                                                                                                      Monsieur Frans TIMMERMANS, vice-président de la Commission européenne, en charge du Green Deal                                                                                                                                                  Monsieur Janusz WOJCIECHOWSKI, commissaire européen à l'Agriculture                                    Madame Stélla KYRIAKIDES, commissaire européen à la Santé et à la sécurité alimentaire, en charge de la stratégie Farm to Fork                                                                                                              Madame Sandrine GAUDIN, secrétaire générale des Affaires européennes                                      Monsieur Philippe LÉGLISE-COSTA, représentant permanent de la France auprès de l'Union européenne                                                                                                                                       Monsieur Wolfgang BURTSCHER, directeur général de la DG agriculture de la Commission européenne


Mesdames, Messieurs,

La crise sanitaire grave que nous vivons met en exergue le besoin essentiel pour l’Europe et la France de sécuriser leurs approvisionnements et donc de réfléchir aux moyens de mettre en place une véritable souveraineté alimentaire. Pendant ce temps, sans tirer de leçons de cette crise, les discussions sur la future Politique Agricole Commune (PAC) se poursuivent et la stratégie « De la ferme à la table » pour un système alimentaire équitable, sain et respectueux de l'environnement et de la biodiversité ne se voit pas corrigée.

Avec cette stratégie, la Commission européenne entend s’attaquer à toute la chaîne de transformation et de commercialisation agroalimentaire et au gaspillage alimentaire. L’agriculture devra se plier à des pratiques prétendues plus vertueuses, réduire l’utilisation des « pesticides » et des antibiotiques, et répondre à des normes de production encore plus strictes et contraignantes.

Vue sous l’angle sanitaire, la stratégie « De la ferme à la fourchette » part d’une très bonne intention puisque, comme le demande la Coordination Rurale depuis des années, cela voudrait enfin dire que les denrées alimentaires importées qui ne sont pas conformes aux normes environnementales de l’Union européenne, ne seraient plus autorisées à rentrer sur les marchés de l’Union ! Une telle ambition pourrait faire sens si une cohérence entre politique environnementale et politique commerciale était réellement recherchée. Or, difficile d’y croire quand, en pleine urgence sanitaire, l’Union européenne vient de terminer les négociations du nouveau traité de libre-échange avec le Mexique et que de nombreux autres traités se préparent en coulisses.

Des chercheurs français ont réalisé pour la commission agricole du Parlement européen une étude indiquant que si l’on voulait maintenir le niveau d’émissions de Gaz à effet de serre (GES), tout en maintenant la production et les niveaux de consommation dans l'Union et en produisant tout en bio, il faudrait soit étendre la superficie agricole totale européenne, soit augmenter les importations agricoles en provenance de pays tiers. En effet, les émissions de GES de l'agriculture biologique sont inférieures à l'hectare, mais généralement plus élevées par kilogramme de produit, par rapport à l’agriculture « conventionnelle ». Exporter nos bonnes pratiques est une bonne idée mais combien de produits agricoles et alimentaires l’Europe va-t-elle devoir importer pour compenser ce manque de production ?

L’atteinte des objectifs environnementaux couplés à celui de la souveraineté alimentaire de l’Union européenne passe donc par la définition d’un cadre réglementaire et économique capable de mettre un terme à la concurrence déloyale du libre-échange et de garantir des prix rémunérateurs aux producteurs européens.

Étant donné que les réformes passées des PAC successives n’ont jamais été évaluées a posteriori, nous nous interrogeons sur l’existence d’une évaluation européenne et nationale des effets de la mise en application de la stratégie « De la ferme à la fourchette ». Sceptiques sur l’existence d’une quelconque prospective, nous vous demandons de bien vouloir nous révéler les informations dont vous disposez à ce sujet. Notre inquiétude se nourrit de deux informations qui nous sont parvenues et qui n’ont évidemment pas pu vous échapper.

D’une part, dans son rapport annuel sur la performance du budget de l’Union européenne en 2019, la Cour des comptes européenne estime que la Commission fournit « peu d’informations sur les résultats et l’impact de la PAC » et qu’elle en fait une lecture « trop positive », fondée sur des indicateurs qui mesurent le « niveau d’absorption » des fonds plutôt que l’efficacité réelle de la politique mise en place.

D’autre part, l’USDA (Département américain de l’Agriculture) a effectué une série de simulations sur l’application de la stratégie « De la ferme à la fourchette » pour en examiner les implications en termes de productions, de marchés, de prix et de revenus pour les consommateurs et agriculteurs européens. Au-delà de cette prospective, l’USDA a même proposé différents scénarios et étudié les incidences qu’aurait la mise en œuvre de cette stratégie au niveau mondial. Dans tous ces scénarios, les Américains constatent que les réductions d'intrants proposées affectent les revenus des agriculteurs de l'Union européenne en réduisant leur production agricole de 7 à 12 % et en diminuant leur compétitivité sur les marchés intérieurs et d'exportation. Les revenus des agriculteurs diminueraient de 16 % !

De plus, conjointement, ils prévoient que l'adoption de ces stratégies aurait des impacts au-delà de l'Union, faisant grimper les prix alimentaires mondiaux de 9 % (en cas d’adoption dans l'UE uniquement) à 89 % (en cas d’adoption mondiale). Cela affecterait très négativement les budgets des consommateurs mais augmenterait aussi dramatiquement le nombre de personnes en situation d'insécurité alimentaire dans les régions les plus vulnérables du monde. Selon l’USDA, cela risque en effet de faire tomber dans l’insécurité alimentaire entre 22 millions (en cas d’adoption par l’UE uniquement) et 185 millions de personnes (en cas d’adoption mondiale).

C’est pourquoi, confrontés à de si sombres prospectives, nous vous demandons instamment de nous informer et de nous rassurer par vos propres études ou, si elles n’existent pas, de les réaliser en urgence pour ne pas entraîner notre pays et l’Union européenne dans un chaos irréversible et d’un coût exorbitant que ce soit sur le plan sanitaire, social, économique ou géopolitique.

Tout comme nous rendons ouverte cette lettre que nous vous adressons, nous ouvrirons également vos réponses à l’ensemble de nos adhérents et sympathisants.

Certain de l’attention que vous porterez à notre courrier, je vous prie d’agréer, Mesdames, Messieurs, l’expression de ma haute considération.

                                                                                        


                                                                          Bernard Lannes

                                                                        Président national

lundi 30 novembre 2020

ATTESTATION DÉPLACEMENT

 


Vous trouverez le lien de téléchargement ci-dessous, de la nouvelle attestation de déplacement professionnel pour les exploitants agricoles valable jusqu'au 15 décembre 2020.

ATTESTATION

JOURNÉE INSTALLATION A LUCON PÉTRÉ




La Coordination Rurale des Pays de Loire en partenariat avec la CR85, organisait pour la cinquième année, le lundi 23 novembre une journée installation "faire les bons choix!" au lycée Luçon-Pétré.

Cette journée est l'occasion pour la CR de se faire connaître auprès des étudiants qui seront pour la plupart d'entre eux de futurs exploitants. Ainsi sur les 36 élèves présents, plus des 2/3 souhaitent s'installer à plus ou moins long terme.

Pour débuter la matinée, Mickaël LEYO du centre de gestion Aexpertis expliqua comment réaliser un plan d'entreprise (PE) sachant qu'en Vendée seule la Chambre d'Agriculture est habilitée à les réaliser.

Par la suite, le témoignage de Romain GENTY ancien élève du lycée, venu en voisin et installé depuis trois ans, a permis aux élèves de comprendre que chaque installation est différente et que dans tous les cas le JA est maître de ses choix. Dans le cas de Romain, les nombreuses obstacles qui ont jalonnées son installation ne l'ont pas découragé et lui permettent actuellement de guider son frère dans son parcours à l'installation. « Lorsque vous avez l'accord verbal d'un propriétaire, faites le signer tout de suite, car vous aurez toujours des bons copains qui viendront mettre la surenchère » conseilla-t-il aux étudiants. Installation aidée ou non, il y a de la place pour tous les jeunes.

L'après-midi débuta avec Alexandra COTTEL de la Chambre d'Agriculture qui présenta les outils d'accompagnement à l'installation à disposition des jeunes qui souhaitent s'installer. Intervention entrecoupée de petits quiz pour voir si les étudiants retenaient bien les informations.

Henri BROSSELIER du CMO, dernier intervenant de la journée présenta les financements accessibles aux jeunes lors de leurs installations en leur expliquant qu'il ne faut pas se précipiter à s'installer. Il faut le temps de s'approprier le projet, en l'enrichissant d'expériences extérieures.

Dans tous les cas, il faut bien s'informer et prendre conseil auprès des techniciens installation, notaires, comptables, juristes, banquiers et de la coordination rurale de Vendée en cas de reprise de foncier.

Une journée riche en informations pour les élèves en Bac pro CGEA et BTS ACSE, bien nécessaire pour mieux appréhender le parcours à l'installation.

mercredi 18 novembre 2020

LA CR85 RENCONTRE BRUNO RETAILLEAU

Malgré le confinement, la Coordination Rurale de Vendée a réussi à rencontrer le vendredi 13 novembre, le sénateur Bruno Retailleau à sa permanence parlementaire. La crise sanitaire rendait difficile une visite sur une exploitation. Celui qui a été réélu dernièrement président du groupe les républicains au Sénat a écouté les différentes revendications de la CR85, énumérées par Daniel Pavageau et Stéphane Charbonneau. Très au fait de l'actualité agricole, Bruno Retailleau s'est montré critique vis à vis des accords de libre échange et plus particulièrement le CETA. Il reproche au gouvernement actuel de « jouer la montre » en ne présentant pas l'accord au Sénat. « Les sénateurs ne voteront pas pour le CETA » certifie-t-il.

Le président de la CR85 le remercia pour son soutien sur les néonicotinoïdes, « il est invraisemblable de retirer un produit sans donner d'alternative aux producteurs de betteraves, alors que les pays limitrophes continuent à l'utiliser ». Le sénateur admis que la bataille avait été difficile et que de plus en plus de sénateurs n'ont plus de lien direct avec le monde rurale et ne comprennent pas les spécificités de l'agriculture.

La transition était toute trouvée pour parler des EGA et notamment de l'article 44 qui n'est toujours pas appliqué. Stéphane Charbonneau ne comprend pas « pourquoi vouloir laver plus blanc que blanc en France et, excusez-moi le terme, importer de la merde de l'étranger. Ce que l'on ne veut pas chez nous, on ne l'importe pas »! Pour la CR85, l'application de cet article permettrait pourrait être couplée avec la mise en place de la TVA sociale en agriculture pour donner une bouffée d'oxygène aux trésoreries des agriculteurs. Ainsi, tous les produits étrangers importés ne respectant pas nos normes seraient taxés pour financer la protection sociale des agriculteurs. Bruno Retailleau rappelle qu'il est favorable à la TVA sociale depuis plusieurs années déjà et, souhaiterait une expérimentation.

Autre sujet où le sénateur a été très attentif et a demandé plus de précision ; celui
du plan protéines. Les représentants de la CR85, lui ont expliqué la nécessité d'avoir un plan protéines ambitieux et à long terme, pour sortir de cette dépendance vis à vis du continent américain. « Il faut arrêter de produire du blé pour l'exportation, qui ne rapporte pas. En privilégiant les légumineuses et les protéagineux dans les rotations, et en garantissant des débouchés en alimentation animale, tout le monde serait gagnant » expliqua Daniel Pavageau. La nouvelle réforme de la PAC en cours de discussion, pourrait permettre de limiter notre dépendance au soja américain, si les politiques arrêtent de se servir de l’agriculture comme monnaie d'échange. D'ailleurs la CR85 a remis au sénateur les propositions de la CR dans le cadre du débat public « imPACtons ».

Lors de cet entretien, Bruno Retailleau a été très à l'écoute et curieux de connaître les positions de la CR85 sur les sujets d'actualité. Plusieurs de nos idées ont trouvé un écho favorable de sa part. Espérons que certaines puissent être mises en pratique...

RECENSEMENT AGRICOLE 2020

Le recensement agricole 2020, opération décennale européenne et obligatoire, est lancé depuis le 1er octobre 2020 dans toute la France. La collecte de cette enquête se déroulera jusqu’en avril 2021. Son objectif : mieux connaître notre agriculture aujourd’hui pour mieux décider demain de politiques agricoles adaptées à la réalité du terrain.

Ce recensement permet d'actualiser les données sur l'agriculture française et fournit une photographie précise et exhaustive du monde agricole et de sa diversité, en France métropolitaine mais aussi dans les départements d'Outre-mer. Il constitue ainsi un socle de référence primordial pour le pilotage des politiques publiques et pour les travaux d'études et de recherche notamment. Existant depuis 1955, il permet d’observer l’évolution de l’agriculture française au cours des décennies. Le slogan de cette nouvelle campagne de recensement 2020 : « chacun de vous compte, on compte sur vous ! ».

Tous les exploitants et exploitants agricoles sont invités à répondre à ce recensement, qui est une obligation citoyenne. Au total les données porteront sur environ 450 000 exploitations agricoles, dont 30 000 dans les départements d'Outre-mer (DOM).

La collecte se fait selon deux modalités simultanées.

Pour la première fois, une grande partie des exploitants (350 000 exploitants) est invitée à répondre à un questionnaire via Internet (www.recensementagricole2020.fr) afin d’être plus simple et rapide.

La collecte des données sera complétée par une enquête de terrain sur un échantillon représentatif d’environ 70 000 exploitations métropolitaines, afin d’approfondir certaines thématiques. Ces exploitants recevront la visite d’un enquêteur qui les interrogera sur la base d’un questionnaire plus détaillé.

Les exploitants sollicités recevront auparavant un courrier, et un courriel le cas échéant, pour leur indiquer quand et comment ils seront enquêtés.

Les données collectées portent sur les caractéristiques générales de l'exploitation, les productions végétales et animales, la diversification des activités, la commercialisation des productions,…

Parmi les nouvelles thématiques abordées cette année dans le questionnaire, des questions qui traduisent les enjeux actuels de l’agriculture française : sur les mutations de l’exploitation agricole, sur l’engagement dans des démarches environnementales, sur la commercialisation via de nouveaux types de circuits courts.


Le questionnaire en face-à-face permettra d’aborder des sujets de manière approfondie : l'engagement des exploitations dans des collectifs (échange d'expérience, organisations de producteurs, CUMA, entraide) ; les besoins en main d’œuvre ; les conditions de travail des agriculteurs (durée de la semaine de travail, weekend et congés pris annuellement), sur les pratiques et bâtiments d’élevage ou encore le recours au numérique.

Les résultats du recensement agricole 2020 seront rendus publics à partir de la fin de l’année 2021, sur le site Agreste, afin que tous les acteurs du monde agricole ainsi que le grand public puissent mieux connaître l'agriculture dans sa diversité (filière, de territoire, d'organisation, etc).

Les données individuelles collectées sont confidentielles. Les résultats seront agrégés et anonymisés. Ils seront utili­sés à des fins exclusivement statistiques ou pour des travaux de recherche scientifique ou historique.

Cette opération est menée par le service de la statistique et de la prospective (SSP) et les services statistiques régionaux (SRISE) du ministère de l'Agriculture et de l'Alimentation.

Julien Denormandie, ministre de l’Agriculture et de l’Alimentation : « Ce recensement est une grande opportunité pour le monde agricole. Plus les agriculteurs y participeront, plus les données seront précises, plus les décisions politiques seront adaptées à la réalité du terrain. J’invite tous les agriculteurs à s’en saisir. »

mardi 17 novembre 2020

CODE TÉLÉPAC


A partir du mardi 17 novembre, les exploitants agricoles réalisant un dossier PAC vont recevoir par courrier leur nouveau code Télépac.

Ce document avec le code Télépac est à conserver car il permettra à partir du 20 novembre de vous connecter sur le site Télépac. Sans réinitialisation du code Télépac, il vous sera impossible de vous connecter.

Ce code strictement personnel et confidentiel est composé de 3 lettres, 1 chiffre, 4 lettres comme par exemple : rdf8kxes. Il permet de sécuriser l'accès à votre compte.

Lorsque vous allez vouloir vous reconnecter à Télépac en utilisant votre numéro de PACAGE et votre mot de passe, une nouvelle fenêtre va s'ouvrir vous demandant de renseigner votre nouveau code Télépac reçu par courrier. Une fois celui-ci renseigné, il se peut que votre mot de passe soit aussi à modifier puisque qu'il faut le renouveler environ tous les 6 mois. Une fois ces opérations réalisées, vous pourrez à nouveau consulter le site avec notamment le relevé de paiement de l'acompte de la mi-octobre.

Attention à ne pas confondre code Télépac et mot de passe. Le code Télépac n'est à renseigner qu'une seule fois, alors que le mot de passe composée de 8 caractères minimum, avec 3 types de caractères différents (majuscule, minuscule, chiffre...) est nécessaire à chaque connexion.


INFLUENZA AVIAIRE


Après plusieurs pays du Nord de l’Europe( l'agence fédérale belge de sécurité alimentaire (Afsca) a confirmé le 13 novembre des cas d’Influenza Aviaire de sous type H5N8 hautement pathogène sur le territoire belge détectés sur une population d’oiseaux sauvages, à 65km de Lille), la France a détecté un foyer d'influenza aviaire hautement pathogène (IAHP) de souche H5N8 en Haute-Corse. Le cas a été identifié dans le rayon animalerie d’une jardinerie située à proximité de Bastia, suite à la constatation de mortalités anormales parmi les volailles détenues. Tous les oiseaux ont été euthanasiés.

Après avoir pris connaissance de ce cas d’IAHP, le ministre de l’Agriculture et de l’Alimentation, Julien Denormandie, a réuni l’ensemble des services du ministère et le laboratoire national de référence et a décidé de placer l’ensemble du territoire national métropolitain en niveau de risque « élevé » à compter du 17 novembre 2020.

À ce titre, les mesures suivantes s’appliqueront dès le 17 novembre à l’ensemble des départements de l’hexagone et de la Corse :

  1. claustration ou protection des élevages de volailles par un filet avec réduction des parcours extérieurs pour les animaux ;
  2. interdiction de rassemblements d’oiseaux (exemples : concours, foires ou expositions) ;
  3. interdiction de faire participer des oiseaux originaires de ces départements à des rassemblements organisés ;
  4. interdiction des transports et lâchers de gibiers à plumes ;
  5. interdiction d’utilisation d'appelants.

Des mesures spécifiques de surveillance et de limitation des mouvements autour du foyer de Haute-Corse ont été mises en place immédiatement pour éviter toute propagation. Des mesures conservatoires sont également prises chez les fournisseurs et acheteurs liés au foyer Corse.

Les premiers éléments d’analyse de la souche H5N8 isolée en Corse montrent une similitude avec l’une des souches qui circule actuellement aux Pays-Bas, laquelle n’a pas de caractère zoonotique (non transmissible à l’homme).

Des investigations sont en cours pour identifier l'origine de la contamination (faune sauvage ou volailles domestiques).

L’ensemble des acteurs de l’élevage, de la chasse et de l’avifaune sauvage ont été informés de la situation. Julien Denormandie appelle l’ensemble des acteurs professionnels ou non à mettre en place sans délais des mesures de protection contre l’influenza aviaire.

La consommation de viande, foie gras et œufs – et plus généralement de tout produit alimentaire – ne présente aucun risque pour l’homme.

Concernant les particuliers détenteurs de volailles, ils ont également l’obligation de claustrer ou protéger les volailles par un filet et ce sans dérogation possible.

Ci-dessous, le flyer qui a été réalisé par la DDPP85 et qui est remis dans les boites aux lettres des particuliers lorsque la non claustration est constatée. 

FLYER DDPP85




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