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vendredi 27 février 2026

MONTANTS AIDES COUPLEES 2025

Pour la campagne 2025, le montant unitaire des aides couplées végétales ( notamment les légumineuses) versées le 4 mars.

  • Pour la campagne 2025, le montant unitaire de l'aide couplée aux légumineuses à graines et aux légumineuses fourragères déshydratées ou destinées à la production de semences est fixé à 122 euros (montant identique à la campagne 2024).
  • Le montant unitaire de l'aide couplée aux légumineuses fourragères hors zones de montagne est fixé à 124 euros (contre 124 euros en 2024).
  • Le montant unitaire de l'aide couplée à la production de pommes de terre féculières est fixé à 172,80 euros (contre 92,16 euros en 2024).
  • Le montant unitaire de l'aide couplée à la production de houblon est fixé à 440 euros (contre 434 euros en 2024).
  • Le montant unitaire de l'aide couplée à la production de chanvre est fixé à 67 euros (contre 59 euros en 2023).

lundi 23 février 2026

AIDES URGENCE CEREALES


Dispositifs de fonds d'urgence céréales : un soutien ponctuel face à une crise structurelle des grandes cultures


Face à l’effondrement des revenus en céréales et protéagineux, l’État a déployé un fonds d’urgence exceptionnel de 35 M€, complété par 5 M€ pour la prise en charge partielle des cotisations sociales avec un plafond d’aide fixé à 6 000 €. Les Pays de la Loire disposent d'une enveloppe régionale d'aide d'urgence d'un montant de 1,460 million d'euros. Pour la région, le montant de l'aide par exploitation est fixé à 3 000 €, majorée le cas échéant de 10 % pour les Jeunes Agriculteurs bénéficiant d'une DJA et installés au plus tard en 2023 (installation entre le 1er janvier 2022 et le 31 décembre 2023).

Sont éligibles à l'aide les Exploitations dont :

  • la surface minimale en céréales oléoprotéagineux est d'au moins 70 % de la SAU totale de l'exploitation ;

  • le pourcentage minimal de surfaces en céréales et protéagineux est d'au moins 50% de la SAU totale de l'exploitation ;

  • le pourcentage maximal de surfaces en cultures industrielles est au plus de 10% de la SAU totale.

  • et dont le taux de baisse du dernier EBE connu est supérieur à 50% par rapport à la moyenne des EBE des 5 années précédentes.Ce taux est justifié par l'attestation comptable à joindre obligatoirement.

    En fonction du nombre de dossiers déposés, le critère relatif au taux de perte d'EBE établi à 50% à l'ouverture du dispositif sera éventuellement réévalué.

Les exploitations éligibles peuvent donc déposer leur demande via le site de la DRAAF (https://demarche.numerique.gouv.fr/commencer/fonds-d-urgence-exceptionnel-relatif-au-soutien-a--2avant la date limite fixée au 23 mars inclus.


Cette enveloppe constitue 
un pansement sur une jambe de bois. Une aide forfaitaire de quelques milliers d’euros ne compensera ni trois campagnes déficitaires, ni l’explosion des charges, ni la pression réglementaire croissante. Ces dispositifs ponctuels ne règlent en rien les causes structurelles de la crise des grandes cultures : volatilité des marchés, distorsions de concurrence et absence de régulation efficace. Sans mesures de fond sur les prix, les charges et la compétitivité, ces aides d’urgence ne feront que retarder les cessations d’activité.

mercredi 11 février 2026

DNC : CLARIFICATION SUITE AU CNOPSAV

 


Clarification de la Coordination Rurale à la suite du CNOPSAV du 9 février 2026

Depuis le début de la crise sanitaire, la Coordination Rurale agit avec responsabilité. Lors du CNOPSAV du 9 février 2026, le Président Bertrand Venteau a fait le choix prudent de l’abstention concernant le scénario de nouvelle stratégie vaccinale pour 2026. Cette décision s’explique par l’absence d’informations suffisamment claires sur le calendrier de mise en œuvre et sur la faisabilité réelle des différents scénarios présentés par l’État, dont les arguments apparaissaient déséquilibrés.

La stratégie vaccinale envisagée pour 2026 élude le principal point de tension : le protocole sanitaire actuel et le maintien de l’abattage total des cheptels suspectés, y compris lorsqu’ils sont vaccinés. Notre syndicat estime ne pas avoir obtenu de garanties sanitaires suffisantes pour participer au vote. La colère exprimée dans les campagnes ces derniers mois face à l’abattage systématique ne peut être ignorée par le ministère.

La CR le rappelle fermement : les méthodes appliquées en 2025 ne sauraient être reconduites à l’identique en 2026. La tension demeure vive, et notre syndicat met en garde les autorités sanitaires contre toute minimisation de la parole des éleveurs. Le cadre du CNOPSAV ne permet pas, en l’état, de répondre à la défiance installée. Les décisions imposées ont nourri une colère profonde, tandis que certaines pratiques préfectorales sur le terrain ont durablement entamé la confiance envers les services chargés d’appliquer les protocoles.

La Coordination Rurale a pleinement assumé son rôle de représentation et de relais légitime de cette exaspération. Les mobilisations spontanées observées (Doubs et Ariège) témoignent d’un rejet massif des méthodes employées et d’un sentiment de mépris largement partagé. Les éleveurs dénoncent le manque de dialogue, l’insuffisance de l’accompagnement des exploitations touchées et l’absence de prise en compte de leur détresse psychologique et économique. Une telle situation ne saurait se reproduire. La gestion ministérielle de cette crise a été marquée par de réels manquements.

Lors de ce CNOPSAV, la Coordination Rurale déplore que des considérations essentiellement commerciales aient primé sur les enjeux sanitaires, au détriment des éleveurs.

La priorité est désormais claire : anticiper le printemps prochain. La reprise redoutée de la DNC sur le territoire national impose des mesures complémentaires, bien au-delà de la seule stratégie vaccinale. Depuis le début, la Coordination Rurale alerte et anticipe ce risque. L’Etat doit impérativement développer des tests permettant de différencier les souches virales des souches vaccinales afin de mettre un terme à l’abattage total de cheptels. Notre syndicat demande également une révision du classement de la maladie et des protocoles appliqués au niveau européen, afin de lever l’obligation d’abattage systématique, y compris en cas de vaccination. Ces avancées sanitaires et scientifiques seront examinées avec la plus grande attention lors des prochaines rencontres avec Matignon, prévues au mois de mars.

Enfin, la Coordination Rurale alerte l’État et l’ensemble des membres du CNOPSAV : la crise de la DNC a mis en lumière un malaise profond qu’il est impératif de réparer. De nombreux éleveurs envisagent désormais de sous-déclarer la situation sanitaire de leur cheptel, par crainte de l’abattage. Une défiance durable s’est installée dans les exploitations, et elle sera difficile à résorber.

La restauration de la confiance nécessitera un engagement fort de l’État. L’acceptabilité de la stratégie vaccinale votée lundi dépendra directement de cette évolution (nécessité de la fin de l’abattage total et déclassement de la maladie).

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