Bienvenue à tous sur le blog de la CR85

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Vous pourrez trouver sur ce blog les informations, formulaires, liens ayant trait à la vie agricole vendéenne et française.

jeudi 22 juillet 2021

AIDE BROUTARDS ET JB

Les cotations de la viande de jeunes bovins ont connu une baisse importante sur la période d’avril 2020 à mars 2021 du fait de l’encombrement des marchés.

Ces fortes baisses des prix de vente des broutards et jeunes bovins ont pesé sur les revenus des exploitations.

Dans ce contexte, le ministère de l’Agriculture et de l’Alimentation a décidé de mettre en place, pour les élevages de bovins allaitants,
un dispositif de compensation des préjudices induits par la pandémie de Covid19.
Une enveloppe maximale de 60 millions d’euros est ouverte pour ce dispositif.

L’aide consiste en la prise en charge d’une partie de la perte économique de 2020,
d’un minimum de 410 €
et 
permettant l’atteinte d’un revenu disponible fixé à 11 000€/UTANS,
sur la base d’un forfait par animal vendu au cours de cette période 
(41 € par broutard et 52 € par jeune bovin éligiblessous réserve du respect de l’enveloppe budgétaire).

Pour bénéficier du dispositif, les exploitations individuelles et sociétaires doivent répondre aux critères suivants :

  • présenter au moins 10 animaux éligibles,

  • être le dernier propriétaire pendant plus de 120 jours des animaux vendus entre le 01/04/2020 et le 31/03/2021 pour lesquels l’aide est demandée,

  • être éligible à l’aide couplée aux bovins allaitants au titre de 2020 ou présenter un chiffre d’affaires issu de l’atelier bovin viande d’au moins 60 % du chiffre d’affaires total du dernier exercice clos,

  • justifier d’un revenu disponible par unité de travail non salarié inférieur à 11 000 € au titre du dernier exercice clos après le 1er avril 2020 (attestation comptable à fournir).

Vous trouverez sur le site de FranceAgriMer (lien ci-dessous) un modèle d'attestation comptable à joindre au dossier.

La demande sera à effectuer par téléprocédure sur le site de FranceAgriMer à compter du 26 juillet à 12h, et avant le 15 septembre 2021 à 12h à l’adresse suivante : https://www.franceagrimer.fr/Accompagner/Dispositifs-par-filiere/Aides-de-crise.

mercredi 21 juillet 2021

FEU DE CULTURES


Au regard des conditions météorologiques actuelles, la préfecture de Vendée attire votre attention sur le niveau élevé de risques liés aux feux de cultures.

Ces derniers jours,  le nombre d'interventions des

sapeurs-pompiers du département de la Vendée a fortement augmenté.
Le SDIS de la Vendée fait état de plus de 20 interventions pour la seule journée du 20 juillet, en lien avec des feux de cultures.


L'extraction des cartes produites par Météo-France et présentées ci-dessus attestent d'un niveau de risque élevé (risque 4/5 pour le département avec maximum à partir de 15h).

Aussi, dans une démarche de prévention qui fait suite à la réunion qui s'était tenue en préfecture le 23 juin dernier, la Préfecture rappelle les recommandations à observer en pareilles circonstances.
Pour prévenir ces incendies et en réduire les conséquences, il est conseillé : 

• d’attendre le début de soirée pour procéder aux récoltes ; 

• de toujours avoir un téléphone portable pour prévenir les pompiers rapidement (18 ou 112) ; 

• de toujours avoir des moyens d’extinction portatifs : à poudre pour le matériel agricole, et à eau pour les cultures ; 

• d’effectuer un repérage sur la surface agricole pour éviter les chocs contre une pierre ou un matériau ferreux ; 

• de disposer d’une tonne à lisier pleine d’eau à proximité de la parcelle et un outil de travail du sol pour pouvoir créer une tranchée coupe-feu si besoin ; 

• de s’assurer du bon état de fonctionnement des machines (absence de fuites, filtres nettoyés régulièrement...). 

Le SDIS de la Vendée est particulièrement attentif à la situation et prévoit un renforcement de ses moyens.

Donc, malgré l'urgence d'effectuer les récoltes soyez vigilant et prenez vos précautions!


INDICE FERMAGE 2021

L’indice national utilisé pour actualiser le montant des fermages dus entre le 1er octobre 2021 et le 30 septembre 2022 augmente de 1,09 %. Deux fois plus que l’année dernière. 

Résultat de recherche d'images pour "fermage"L’arrêté du 12 juillet 2021 établit pour 2021 l’indice national des fermages à 106,48.
Cet indice détermine le loyer des terres nues et des bâtiments d’exploitation agricole.



L'indice est déterminé à partir de :
- L’indice du revenu brut d’entreprise agricole national à l’hectare retenu pour 2021 est de 102,59 (indice base 100 en 2009).

- L’indice du prix du produit intérieur brut retenu pour 2021 est de 112,31 (indice base 100 en 2009).

Pour la période de 2020 à 2021, l’actualisation du montant des fermages devra donc se faire selon cette formule légale : loyer par hectare en 2020 x 106,48/105,33.

lundi 19 juillet 2021

REMBOURSEMENT TIC 2020


Depuis le 12 juillet, a
vec un retard de quelques semaines, il est possible de demander le remboursement d’une partie de la taxe TIC sur les carburants achetés en 2020. Depuis 2018, les taxes, et donc les montants remboursés (0,1496 euro par litre pour le GNR) sont restés stables.

Les agriculteurs ayant un compte ouvert au nom de l’entreprise sur Chorus pro feront la même démarche que l’an passé : dans « Mon compte », cliquer sur « Demande de remboursement TIC » puis saisir les différents achats. Il est recommandé de libeller les factures en les numérotant avec l'année en question, par exemple "facture 2020-1". Il vaut mieux joindre les copies numériques des factures une à une pour une vérification simplifiée. La date limite de dépôt est fixée au 31 décembre 2022.

Dans tous les cas, toutes les demandes de remboursement pour les livraisons 2019, 2020 et premier semestre 2021 devront être déposées avant le 31 décembre 2022.

mardi 13 juillet 2021

AIDE BROUTARDS ET JB


Déblocage d’une aide de 60 millions d’euros visant à soutenir le secteur de l’élevage de bovins à viande

Les éleveurs bovins allaitants français rencontrent depuis le début de l’année 2020 d’importantes difficultés financières liées à la dégradation des cotations des animaux, notamment des broutards et des jeunes bovins. Cette dégradation des prix est la conséquence directe de la crise sanitaire du Covid-19. Face à ce constat, la Coordination Rurale a sollicité auprès du ministre de l’Agriculture, fin novembre, la mise en place d’une aide forfaitaire à la commercialisation des jeunes bovins mâles et des broutards afin de compenser les pertes engendrées (cliquer ici pour accéder au courrier).

 

En réponse à nos demandes et à plusieurs réunions de concertation, le Gouvernement vient d’annoncer le déblocage d’une enveloppe de 60 millions d’euros destinée aux producteurs de broutards et de jeunes bovins. C’est un succès de la Coordination Rurale qui a su proposer et négocier cette aide auprès des autorités en faveur de nos éleveurs. Nous sommes cependant déçus des montants alloués, bien inférieurs à ceux demandés, qui s’établissent à 41 € par broutard et 52 € par jeune bovin éligible, soit des montants qui ne couvriront pas l’ensemble des pertes et qui ne concerneront pas les agriculteurs ayant un revenu supérieur à 11 000 €, même si leurs pertes sont très élevées.

 

Les modalités de mise en œuvre de cette aide sont à retrouver dans la note transmise par le Ministère, que vous pouvez retrouver en cliquant ici. Les dossiers devraient pouvoir commencer à être déposés aux alentours du 22 juillet, mais les éléments peuvent dès maintenant être rassemblés. Ainsi, n’hésitez pas à faire suivre largement cette information auprès de vos adhérents éleveurs allaitants.

PLAN POLLINISATEURS


 Malgré nos mises en garde et celles des autres organisations de producteurs, l’idéologie du plan pollinisateurs et de l’arrêté « abeilles » n’a quasiment pas évolué. Tel qu’il est conçu, ce texte va donc porter un coup d’arrêt à la production de fruits et légumes, mais aussi à toutes les productions végétales en France.

 

Nous ne pouvons que redire notre opposition à ce texte qui désigne l’agriculture comme seule coupable du déclin des pollinisateurs, alors que les facteurs de cette regrettable situation sont multiples. Les agriculteurs ne peuvent être tenus pour seuls responsables. 

 

Notre objectif est bien de lutter contre les distorsions de concurrence que ce plan peut engendrer. En effet, tous les produits bios et conventionnels sont concernés, dans la mesure où il n’y a pas la mention « abeille ».

 

Le plan pollinisateurs et l’arrêté « abeilles » sont accessibles en consultation publique jusqu’au 20 juillet. Il est important de se mobiliser pour montrer notre désaccord car notre avenir en dépend !

 

Pour les consulter et y répondre, voici les informations : 

 

    • la consultation publique sur le projet d’arrêté relatif à la protection des abeilles et des autres insectes pollinisateurs et à la préservation des services de pollinisation lors de l’utilisation des produits phytopharmaceutiques, également appelé plan pollinisateurs : cliquez-ici pour y accéder

La contribution de la CR à utiliser est disponible ici.

 

    • la consultation publique sur le projet d’arrêté relatif à la protection des abeilles et des autres insectes pollinisateurs et à la préservation des services de pollinisation lors de l’utilisation des produits phytopharmaceutiques, également appelé arrêté « abeilles » : cliquez-ici pour y accéder

La contribution de la CR à utiliser est disponible ici

mercredi 7 juillet 2021

MOISSONS

La périodes des moissons a débuté depuis quelques jours. Cette année les conditions météorologiques font qu'il y a peu de risque de feu. Malgré tout voici quelques points de vigilance à avoir pour éviter toute mauvaise surprise :

  1. - Appelez immédiatement les sapeurs-pompiers len composant le 18 ou le 112 avant de chercher à  limiter la propagation.

  2. Indiquez le plus précisément possible le lieu de l'incendie en précisant ce qui a pris feu, si il y a un point d'eau à  proximité ou un système d'irrigation.

  3. - En attendant l'arrivée des secours, éloignez du feu le matériel qui pourrait être détruit ou causer d'autres dommages.

  4. - Créez des coupe-feux en arrosant une zone pas encore concernée par l'incendie, cela permettra de stopper la propagation des flammes, ou creusez une tranchée. Ces actions ne permettront pas d'éteindre le feu, mais au moins cela permettra de le contenir.

  5. Orientez les secours à  leur arrivée. Si vous êtes plusieurs sur la parcelle, déléguez une personne qui pourra guider les sapeurs-pompiers depuis la route principale.


jeudi 24 juin 2021

DEGATS DES CORVIDEES : UN SENATEUR A L'ECOUTE

Le jour de la commémoration de l'appel du 18 juin, la Coordination Rurale de Vendée lançait de nouveau un appel au changement face au fléau que représente les corvidés.

C'est donc à « la Cité des oiseaux » aux Landes Génussons, lieu symbolique, que la CR85 a convié le sénateur Bruno Retailleau et plusieurs agriculteurs vendéens. Sur une parcelle de maïs jouxtant les étangs du site touristique du département, le constat est sans appel, une grande partie de la parcelle est détruite. Les corvidés sont là, à l'autre bout de la parcelle et ne semblent pas plus effrayés par la présence d'une vingtaine de personnes. Ils s’affairent à leur « travail » méticuleux ; arracher un par un les maïs au stade 3 feuilles pour récupérer la graine. Sur cette parcelle de 15 hectares, un tiers a déjà été resemé 2 fois depuis le 5 avril, sans pour autant arrêter le carnage. Il faut dire que les corbeaux freux ont le gîte et le couvert au même endroit. En effet, un bois privé et non chassable à proximité immédiate de la parcelle, leurs permet de se reproduire sans désagrément.

Pour les exploitants, une fois tout compté, c'est une perte sèche de 13000 € pour cette surface.

Pour Daniel Pavageau, Président de la CR85 « il faut absolument réguler les corbeaux freux. Si le propriétaire ne souhaite pas qu'il y ai une battue dans son bois, c'est son choix et dans ce cas là, il assume et dédommage les agriculteurs par rapport aux dégâts occasionnés ».

Le garde chasse présent lui aussi, propose une action coordonnée sur tout le secteur début avril prochain sur deux jours. Le principe est d'empêcher après la ponte que les corbeaux freux puissent couver les œufs pendant quelques heures. Les œufs devenus froid ne seraient plus viables.

Cette solution ne sera efficace malheureusement que sur le long terme.

Sur la parcelle voisine des frères Clergeau, là aussi une voiture au milieu du champ laisse deviner que les corvidés ont sévi. Mais le danger ne venait pas que du ciel. Cette fois des dégâts causés par les sangliers ont obligé les chasseurs à installer une clôture autour du champ. Guy Marie Clergeau en a profité pour remercier le garde chasse et tous les chasseurs pour les efforts fournis afin de limiter les destructions de cultures.

Dans le sud Vendée, c'est les producteurs de semences de maïs et tournesol qui sont touchés avec suivant les estimation de la Cavac plus de 560 ha de maïs et 200 ha de tournesols détruits par les corvidés.

Pour finir, la CR85 a demandé au sénateur d'appuyer la demande de la fédération de chasse de Vendée pour obtenir un financement. Cette aide financière permettrait de réaliser une étude sur l'évolution de la population de choucas. Sans une étude chiffrée, il ne sera pas possible de tirer cette espèce protégée.

Bruno Retailleau a été très surpris de voir l'ampleur des dégâts et s'engage à faire remonter auprès du Préfet les doléances des un et des autres. Espérons que d'ici la prochaine année des solutions seront trouvées pour ne pas revivre un mauvais remake du film d'Alfred Hitchcock « les oiseaux ».

ETRE AGRICULTRICE EN 2021


 Être agricultrice en 2021 : une Vendéenne auditionnée au Sénat.

Jeudi 3 juin, était organisée au Sénat, par la délégation aux droits des femmes, une table ronde sur le thème : « Être agricultrice en 2021 ». Cette table ronde présidée par la Sénatrice Vendéenne, Annick Billon avait pour objectif de faire un bilan de la situation des femmes dans les territoires ruraux. Plusieurs sujets ont été abordés, comme le statut de conjoint collaborateur.

Le statut de conjoint collaborateur

Aujourd’hui, encore 5 000 femmes vivent sans statut et travaillent dans l’ombre de leur époux sans reconnaissance des divers organismes.  

Natacha Guillemet, agricultrice à Vouvant en Vendée, auditionnée lors de cette réunion explique, « La réalité du terrain est celle-ci : certaines exploitations travaillent encore en couple, mais il est parfois difficile de dégager deux revenus, et de payer deux contributions à la Mutualité Sociale Agricole. C'est très souvent la femme qui en fait les frais car elle n'a pas de statut. Elle n'est pas femme au foyer, elle est femme à la ferme, ce terme n'existe pas, mais il reste une réalité. En France, il ne faut pas se voiler la face, tant que les exploitations agricoles ne pourront pas être justement rémunérées, cette situation pour ces femmes de l'ombre perdurera. La loi EGALIM a été pensée pour que les agricultrices et agriculteurs puissent enfin vivre du fruit de leur travail mais la réalité est tout autre, et on le voit, puisque même le gouvernement met en route EGALIM II… Où cela nous mènera-t-il ? Une solution alternative existe : le statut de conjointe collaboratrice. Cependant, il contribue à fragiliser les agricultrices en créant une situation de dépendance. C’est pour cela que nous militons à la Coordination Rurale pour que ce statut soit limité à 5 ans avant de choisir soit le statut de cheffe d’exploitation soit celui de salariée ; ou bien alors que la femme trouve un épanouissement personnel vers un emploi à l’extérieur, qui lui garantirait les pleins droits (retraite décente, droit à la maladie, mais aussi la protégerait en cas de divorce ou de veuvage)».

Malgré tout, ce statut permet une prise en charge des risques liés aux accidents, aux maladies professionnelles, congé maternité, accès à la formation professionnelle continue et un minimum de prestations vieillesse. Pour la Coordination Rurale de Vendée, le supprimer serait une erreur !

mardi 1 juin 2021

MAEC/BIO


Pour les aides MAEC et BIO, depuis 2015, la priorité de l’ASP était le paiement de sorte qu’ un certain nombre de courriers, destinés aux exploitants, sont restés en suspens. Ces derniers sont à présent disponibles et peuvent être mis en ligne sur TELEPAC.

Il s’agit de 2 types de lettre :

Un courrier de mise à jour des engagements par campagne dont l’objectif est de faire le point à chaque fin de campagne et mesure par mesure, sur les engagements pris par l’exploitant et leur évolution (résiliation, cessions, reprises, nouveaux engagements, suite de contrôle administratif ou sur place …), et d’acter juridiquement les quantités qui sont toujours engagées. Ce courrier ne prend pas en compte les anomalies réversibles sans incidence sur les surfaces engagées.

- Une lettre de fin d’instruction par campagne dont l’objectif est de présenter aux exploitants le calcul détaillé du montant qui leur est versé au titre de leurs engagements pour chacune des campagnes. Cette lettre reprend les conséquences financières s’il y a lieu. Il est à noter que ces conséquences financières ont, dans la majorité des cas, déjà été appliquées (retranchée des paiements de l’année concernée par un constat et par la rétroactivité prélevée sur le paiement MAEC/BIO de la campagne 2020).

Chaque exploitant aura donc, à la fin de cette opération, ces 2 courriers disponibles par campagne sur son compte TELEPAC pour les années 2015 à 2020, avec ou sans incidence financière.

Afin de faciliter la compréhension de l’enchaînement des évènements intervenus dans les 6 campagnes concernées, ces courriers seront édités, dans la mesure du possible dans un délai rapproché pour un même exploitant (sachant que certains courriers de mise à jour des engagements sont déjà en ligne et que des procédures contradictoires et des décisions ont déjà été envoyées par courrier).

QUESTIONNAIRE EGALITE HOMME/FEMME

 


La Coordination Rurale souhaite faire un état des lieux de la place des femmes adhérentes et des hommes adhérents dans son fonctionnement. Un groupe de travail s’est constitué sur le sujet et il a souhaité vous proposer de participer à un sondage en ligne, anonyme. Les adhérents, adhérentes, leurs conjoints et conjointes sont ainsi invités à le compléter.

L’objectif de ce sondage est donc d’évaluer la perception de l’égalité entre les femmes adhérentes et les hommes adhérents au sein de la Coordination Rurale et le ressenti sur des situations des violences sexistes et/ou sexuelles.
L’analyse des résultats, assortie de recommandations pour faire avancer le sujet en interne, sera présentée au comité directeur. Ce questionnaire est donc aussi un espace de propositions.

Merci donc à tous les adhérents et adhérentes de compléter indépendamment le questionnaire qui va leur être envoyé par mail début juin. Pour ceux qui ne l'auraient pas reçu au 8 juin, contactez le bureau de la CR85 pour qu'il vous le fasse suivre.

JOURNÉE MONDIALE DU LAIT

 

Journée Mondiale du Lait : la CR alerte la Commission européenne sur le comptage cellulaire.


Pour marquer la Journée Mondiale du Lait, qui se tiendra le 1er juin pour la septième année consécutive, la Coordination Rurale a interpellé la commissaire européenne Margrethe Vestager sur le scandale français du comptage cellulaire du lait.

En effet, pendant des dizaines d’années, les éleveurs français ont été plus pénalisés que leurs homologues européens en raison de disparités de comptage entre pays. Les seuils acceptés de cellules somatiques, signes d’une moindre qualité du lait, étaient bien plus bas en France, créant ainsi une situation inacceptable de concurrence déloyale. Un industriel laitier pouvait alors, à qualité égale, payer moins cher le lait français que le lait belge, par exemple, grâce à un système de pénalités infligées aux producteurs qui ne respectaient pas l’étalon français, bien plus strict que ceux de ses voisins européens. En cause, l’absence de réglementation régissant l’adoption d’un étalon universel, conduisant à la multiplication de ces derniers : 22 étalons étaient à dénombrer jusqu’au 1er avril.

Une différence de comptage de plus de 20 %

Pour un même échantillon de lait, des écarts importants ont été constatés entre producteurs de pays différents. D’après une étude vétérinaire de 2017, une divergence de 30 % existe entre le comptage réalisé en France et ceux réalisés dans les autres pays européens. Pour confirmer, ces chiffres, la CR a réalisé un double échantillonnage au sein d’un laboratoire français et d’un laboratoire belge : une différence de 21 % a été constatée, en défaveur de l’échantillon français. Cette différence a d’ailleurs été confirmée par le Cniel.

Depuis le 1er avril, un nouveau référentiel de comptage cellulaire, élaboré par la Fédération Internationale du Lait (FIL), a eu comme effet d’harmoniser les comptages à l’échelle internationale et corrige donc l’écart observé.

« Avec la mise en place de ce nouvel étalon, on souhaite nous faire oublier l’injustice qui a duré pendant des dizaines d’années et qui a enrichi les industriels laitiers sur le dos des éleveurs, qui font partie des agriculteurs les moins bien rémunérés. Nous ne pouvons pas rester silencieux, c’est pourquoi nous alertons la Commissaire européenne à la Concurrence. Cet étalon universel arrive beaucoup trop tard. Un courrier a déjà été envoyé au ministre de l’Agriculture, resté à ce jour sans réponse.  », s’insurge Sophie Lenaerts, responsable de la section Lait de la Coordination Rurale.

De plus, la CR ne tolérera pas de modifications des grilles de paiement du lait suite à l’adoption de ce nouvel étalon, qui pourrait servir d’excuses aux industriels pour revoir le prix à la baisse !

Retrouvé ci-dessous le témoignage de Christophe Pelloquin, éleveur laitier à St Jean de Monts sur le scandale du comptage des cellules somatiques.



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