Bienvenue à tous sur le blog de la CR85
Vous pourrez trouver sur ce blog les informations, formulaires, liens ayant trait à la vie agricole vendéenne et française.
vendredi 28 mai 2021
JOURNÉE JEUNES AGRICULTEURS
mercredi 19 mai 2021
LA CR85 RENCONTRE LA FDC85
Le 28 avril 2021, une délégation de la coordination Rurale de Vendée a rencontré les dirigeants de la Fédération Départementale des Chasseurs de Vendée (FDC85). Cet entretien avec Gilles Douillard et Sébastien Farau, respectivement Président et Directeur de la FDC85 avait été demandé par la CR85 pour pouvoir évoquer la lutte contre les corvidés et les sangliers.
La lutte contre les corvidés (corbeaux freux, corneilles noires) est malheureusement de saison avec les semis de tournesols et de maïs. L'année dernière, la FDC85 a délivré plus de 4 000 autorisations individuelles. Sébastien Farau explique que "sur les 13 500 chasseurs vendéens la proportion de tireur est assez importante, prouvant que le tir des corvidés au printemps se développe voir se démocratise". Pour cette année, on revient aux autorisations accordées à 10 tireurs données par le responsable de territoire. Pour les bénévoles intéressés, agriculteur ou non, une formation existe au niveau de la FDC85 pour apprendre à utiliser un affût avec des formes. Cette méthode est la plus efficace. Près de 2 000 personnes ont été formés depuis 10 ans. Le piégeage reste aussi très utile. A ce titre, là aussi il y a une formation d'une journée valable à vie. La CR85 envisage d'ailleurs d'organiser une journée de formation sur ce thème s'il y a de la demande.
Le problème se pose plus au niveau des choucas, puisque cette espèce est protégée. Les dégâts augmentent et certaines communes commencent à se plaindre. La FDC85 a donc écrit au Préfet pour demander un comptage plus précis des effectifs.
Dans tous les cas, même si les dégâts ne sont pas indemnisés, il est primordial de les déclarer sur le site decladom.fr. En effet, le recensement des dégâts causés par les différentes espèces (corvidés, renards, sangliers...) permettra d'alimenter un dossier qui répertorie tous les 3 ans les espèces dites ESOD (Espèce Susceptible d'Occasionner des Dégâts), ex nuisibles. Donc, si vous ou des voisins, agriculteurs ou non, avez des dégâts ou des pertes sur les cultures, volailles ou autres, faites une déclaration. Sinon, certaines espèces risquent de ne plus être classées nuisibles.
Au niveau des sangliers, la FDC85 souhaite toujours maintenir le plan de chasse car elle considère que c'est un bon outil pour gérer la population. Si le sanglier était classé nuisible, il n'existerait aucun chiffre fiable sur le nombre abattu. Un effort est fait sur le prix du bracelet puisque celui-ci est passé à 25 €. En 6 ans le nombre de sangliers abattus est passé de 800 à 2 800.
Pour finir, il est rappelé que le ragondin étant classé ESOD, il est possible de le tirer toute l'année, à partir du moment où l'on a validé son permis de chasse. Pour le passer, le coût est de 25 €, puis chaque année la validation départementale est à renouveler pour 143 €.
Malheureusement le nombre de chasseurs comme le nombre d'agriculteur est en baisse, ce qui laisse craindre une prolifération de certaines espèces dans les années à venir.
jeudi 13 mai 2021
NOUVELLE ENVELOPPE PLAN PROTEINES
Le deuxième guichet de demande d’aides pour les achats de matériel pour la production de protéines ouvrira le 17 mai 2021 à 14 heures sur le site de FranceAgriMer.
Le taux d’aide est de 40 % pour un plafond de dépense de 40 000 € HT, avec des majorations pour les jeunes agriculteurs, nouveaux installés et Cuma. Ce dispositif est doté de 20 millions d’euros. Il est à noter que le précédent, doté du même montant, avait été consommé en deux jours avec 1 160 demandes satisfaites sur 4 000 déposées.
Depuis le 11 mai, une hotline est disponible au 01 73 30 20 99.
Accédez à la téléprocédure de demande d’aides.
> Retrouvez également le guide utilisateur pour remplir la demande d’aide.
Toutes les informations relatives à ce nouveau guichet sont disponibles sur le site de FranceAgriMer.
Toutefois, la liste de matériels éligibles est plus restreinte. Elle inclut des matériels qui concernent la culture, la récolte des espèces riches en protéines et le séchage des graines d’oléoprotéagineux.
Voici la liste :
- Coupe flex à vis sans fin,
- Couple flexible et/ou à tapis pour moissonneuse-batteuse,
- Coupes russes pour tournesol,
- Équipements de coupe de type Coupe Moresil,
- Extension de coupes pour colza,
- Matériel de tri,
- Matériel de trituration dont presses,
- Plateaux de coupes A tournesol avec rabatteurs,
- Rallonges de coupe,
- Toaster mobile,
- Toaster,
- Trieurs,
- Unité de triage des semences de protéagineux,
- Semoir de précision pneumatique pour semis de soja.
Les devis de matériel seront à joindre à la demande en les téléchargeant. Il s’agit des devis détaillés et chiffrés des investissements, rédigés en français et non signés/acceptés, avec un intitulé explicite permettant d’identifier le matériel par rapport à celui listé ci-dessus. Un seul devis par matériel est nécessaire.
Soyez rapide : premier arrivé, premier servi.
vendredi 7 mai 2021
QUESTIONNAIRE INTERPROFESSION LAITIERE
Dans l’objectif d’améliorer sa communication à destination des producteurs laitiers, le CNIEL a mandaté la section Lait de la Coordination Rurale pour réaliser une enquête de satisfaction. Celle-ci a pour objectif de connaître le ressenti des éleveurs concernant l’information diffusée par l'interprofession et les canaux d’information utilisés.
Suite à notre précédent envoi, nous n'avons obtenu que peu de retours, c'est pourquoi je me permets de vous relancer aujourd'hui.
Je vous remercie par avance de bien vouloir nous accorder 10 minutes de votre temps pour répondre à ce questionnaire réalisé dans l’intérêt de l’ensemble des producteurs.
Sophie Lenaerts,
Responsable de l'OPL de la Coordination Rurale
lundi 3 mai 2021
LA CR85 ECRIT AU PRÉFET
Le climat pénalise de nouveau l'agriculture vendéenne.
Après les fortes précipitations du début de l'année, puis les gelées tardives du mois d'avril, c'est au tour du manque d'eau de poser problème à l'agriculture vendéenne.
Les premières récoltes de fourrages sont très nettement inférieures aux années précédentes et surtout l'herbe pousse très peu, tout comme les céréales. La pénurie de foin et de paille qui se profile va amplifier la crise que l'élevage traverse depuis plusieurs années.
La pluie fait cruellement défaut pour que la végétation se développe, or c'est au printemps que les stocks de fourrages se font pour l'hiver prochain. C'est pour cette raison que la Coordination Rurale de Vendée demande au Préfet la possibilité de récolter exceptionnellement les jachères. Cette demande précoce à pour but de récolter des fourrages de qualité.
Un appel est fait aussi aux différentes collectivités vendéennes pour que celles-ci mettent à disposition des agriculteurs les parcelles des zones industrielles non utilisées.
Enfin, la Coordination Rurale de Vendée souhaite que le stockage de l'eau de l'hiver se développe pour éviter une situation comme cette année. En effet, malgré les pluies importantes de janvier et février, le premier arrêté de limitation des usages de l'eau va entrer en vigueur dès ce lundi pour certains cours d'eau vendéen. Soit deux mois seulement après des inondations qui ont touché l'ensemble du département.
L'eau ne manque pas, il faut juste la stocker en hiver pour pouvoir l'utiliser quand elle vient à manquer.
mercredi 14 avril 2021
TÉLÉDÉCLARATION DES PRATIQUES DE FERTILISATION
vendredi 9 avril 2021
ATTESTATIONS
Suite au nouveau confinement associé au couvre feu, vous pouvez télécharger l'attestation professionnelle et l'attestation dérogatoire pour les déplacements à plus de 10 km de votre domicile.
mercredi 31 mars 2021
COUP DE MAIN EN AGRICULTURE
Suite à la rencontre avec le président de la MSA 44-85 et aux réunions locales CR85, voici les fiches pratiques sur le coup de main en agriculture. Différents cas de figure sont disponibles comme notamment le cas des parents retraités, du mari retraité ou des enfants qui donnent un coup de main. L'aide occasionnel est possible si celle-ci n'est pas permanente, planifiée ou non indispensable à la mise en valeur de l'exploitation. Les chantiers d'ensilage, les moissons ou le ramassage de volailles sont par conséquent forcément exclus. Lorsqu'il s'agit de coup de main régulier, il faut règlementairement que la personne soit déclarée comme salarié ou aide familial sur l'exploitation. La MSA alerte sur les risques en cas d'accident. C'est pourquoi, il serait intéressant de vous appuyer sur ces fiches pour rencontrer votre assureur afin de vérifier le niveau des garanties prévues dans vos contrats.
mercredi 24 mars 2021
AIDE EXCEPTIONNELLE CANARDS, PINTADES, CAILLES ET PIGEONS
Le Ministère en charge de l’Agriculture et de l’Alimentation (MAA) a décidé de mettre en place pour les élevages de canards, pintades, cailles et pigeons, à la suite du confinement dans le cadre des mesures sanitaires « covid19 », un dispositif d’indemnisation exceptionnel.
Cette aide est fondée sur la prise en charge d'une partie de la perte de marge brute engendrée par la pandémie de covid 19 en 2020.
Dans les grandes lignes, les exploitations agricoles individuelles et sociétaires ayant une activité d'élevage ou de gavage des espèces citées ci dessus, et qui ont subi au moins 30 % de perte de marge brute sur l'activité avicole en 2020 (par rapport à 2019) sont éligibles.
La demande s'effectuera exclusivement par téléprocédure sur le site de France Agrimer entre le 19/04/2021 midi et le 21/05/2021 midi.
L'accès au formulaire de demande ne pourra se faire qu'à l'aide d'un SIRET valide.
Le calcul des marges brutes devra être justifié par une attestation comptable.
Ce dispositif est doté d'une enveloppe de 3 millions d'euros qui ne pourra être dépassée. Si les demandes éligibles sont trop importantes un taux de réduction sera appliqué après instruction de tous les dossiers.
Voici le lien pour accéder à la page dédiée de France Agrimer et à la télédéclaration : AIDE EXCEPTIONNELLE
mardi 16 mars 2021
RÉUNIONS LOCALES 2021
Après l'annulation des réunions en 2020 suite à la Covid, la CR85 organise ses traditionnelles réunions locales à la fin du mois de mars 2021, afin d’échanger sur les thèmes d’actualité.
Voici les lieux et les horaires des différentes réunions ouvertes à tous :
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jeudi 25 mars 2021 |
10 h 30 |
Espace Culturel Nina Vasseur -74, rue Clémenceau - VIX |
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vendredi 26 mars 2021 |
10 h 30 |
Salle de sport-salles 1& 2 - SALLERTAINE |
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vendredi 26 mars 2021 |
14 h 15 |
Salle conseil municipal - NIEUL LE DOLENT |
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lundi 29 mars 2021 |
14 h 15 |
Salle du conseil Communauté de Communes Pays de Pouzauges – La Fournière - POUZAUGES |
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mardi 30 mars 2021 |
10 h 30 |
Salle du foyer communal – 59 rue de la Vendée- BAZOGES EN PAILLERS |
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mardi 30 mars 2021 |
14 h 15 |
Au bureaux de la CR85 à la ROCHE SUR YON |
Au programme :
Dossier PAC 2021 et contrôles 2020
Point réglementation MSA sur le coup de main
CDOA, SAFER
Questions diverses (élection conseil administration CR85...)
Nous comptons sur votre présence et n'hésitez pas à inviter des voisins ou amis qui pourraient être intéressés.
lundi 8 mars 2021
ACTION "STOP AUX FERMES QUI FERMENT"
Venus de toute la France dont de Vendée, des agriculteurs de la CR se sont mobilisés ce jeudi 4 mars pour alerter sur le malaise agricole, ses causes et ses conséquences. Leur objectif : envoyer un message fort en cette semaine habituellement consacrée au Salon de l’Agriculture. L’agriculture va mal ; elle subit un plan social sans précédent dans l’indifférence générale !

Les causes, la CR les dénonce depuis trop longtemps. Des prix bas tout d’abord (effet ciseau des charges qui montent et du prix des produits qui stagne voire baisse) qui rétribuent mal les agriculteurs, dont les revenus sont parmi les plus bas de la société (1 agriculteur sur 3 gagne moins de 835 €/mois, aides PAC comprises). À cela vient s’ajouter cette écologie bête et méchante qui « lave plus vert que vert » en imposant des normes toujours plus contraignantes et parfois absurdes, alors que des produits rentrent sur notre territoire sans les respecter, mais aussi une méconnaissance et un dénigrement de notre métier par certains médias et certains responsables politiques.


Les conséquences, la CR les avait prédites depuis sa création et les déplore aujourd’hui encore. Les dettes des exploitants agricoles sont de plus en plus exorbitantes et s’accumulent. Les fermes ferment (1 500 dépôts de bilan par an). En moyenne, quasiment 2 de nos collègues agriculteurs se suicident chaque jour. Des pendus ont également été accrochés aux arbres pour leur rendre hommage symboliquement et mettre les citoyens face à cette triste réalité.


Alors que les installations sont en berne et qu’un agriculteur sur deux partira à la retraite d’ici à 2026, les agriculteurs ont voulu alerter les Parisiens sur la menace que cette situation fait peser sur leur souveraineté alimentaire. Ils ont pu échanger avec les agriculteurs présents et prendre conscience de l’importance d’acheter des produits français. Ils ont en effet de nombreuses qualités nutritives, gustatives et sanitaires et participent à l’entretien de nos paysages et au maillage social et économique de nos territoires.

Des responsables politiques sont également venus à notre rencontre comme Pascale Boyer (LREM -05), Claire Bouchet (LREM – 05), Jean-Luc Lagleize (Modem – 31) ou encore Nicolas Dupont-Aignan (DLF – 91) et Emmanuelle Anthoine (LR – 26). Ces échanges ont été très constructifs et les agriculteurs leur ont fait part de leur expérience. Le bilan de la loi Egalim a également été dressé : les agriculteurs n’ont pas vu leur situation changer et les prix sont toujours en-dessous des coûts de production. Les élus ont pu prendre connaissance de notre manifeste (lien) et nous ont apporté leur soutien.

Sophie Lenaerts, éleveuse et responsable de la section lait de la CR, a ensuite pris la parole pour dénoncer l’inefficacité de la loi Egalim :
« Il suffirait de changer un mot pour que la loi EGA ait un réel impact sur notre revenu : obliger les industriels à appliquer l’indicateur de coûts de production de l’interprofession, fixé à 403 euros les 1000 litres, déjà obsolète (450 euros les 1000 litres pour se dégager un SMIC) au lieu de les laisser acheter le lait au prix indicateur du syndicat majoritaire, fixé à 344 euros les 1000 litres. »

Damien Brunelle, Président de France Grandes Cultures (FGC) et 1er vice-président de la CR, est également intervenu en mettant en avant les contradictions des écologistes, pleins de fausses bonnes idées :
« Dans le même temps, la Convention Citoyenne pour le Climat veut taxer les engrais de synthèse, tout en réduisant l’élevage parce qu’il contribuerait au réchauffement climatique. Comment peut-on d’un côté pénaliser l’usage d’engrais de synthèse et se priver d’engrais naturels que produisent les animaux d’élevage : c’est une aberration ! »

Il a par ailleurs dénoncé l’imposture de la HVE :
« C’est du greenwashing, les Chambres du syndicat majoritaire cherchent absolument à trouver de nouveaux financements sur le dos des agriculteurs en vendant ces certifications HVE, c’est inacceptable ! »
Alexandre Armel, Secrétaire général de la CR, a évoqué les entraves agricoles que nous subissons :
« La pression sociétale se fait également de plus en plus forte et les entraves à l’activité agricole se multiplient (menaces, insultes, intrusions, agressions, vol ou dégradation d’outils de travail) partout en France. »

En tant que responsable de la section viande de la CR, il a également pointé l’absurdité qui touche la filière viande :
« On n’a jamais mangé autant de viande française suite à la crise du Covid-19 mais les prix ne montent pas car nous sommes sur un marché mondial et sommes mis en concurrence avec des viandes qui n’ont rien à voir avec celles que nous produisons sur les plans sanitaire, social et environnemental. »
François Walraet, Président de la CR d’Auvergne Rhône-Alpes, est intervenu pour dénoncer l’inaction du gouvernement face aux suicides d’agriculteurs :
« À France Télécom, dans les années 2000, il y a eu 40 suicides pendant deux ans et ses dirigeants ont été traduits en Justice pour harcèlement moral. Nous pour 700 suicides tous les ans, qui sera traduit en Justice pour harcèlement moral ? Le ministère de l’Agriculture ? La société civile ? La présidence de la République ? Qui portera cette responsabilité ? »

Bernard Lannes, Président national de la CR, a voulu rappeler que loin de cette image idyllique véhiculée par le Salon de l’Agriculture chaque année, l’agriculture va mal !
« Le Salon de l’agriculture montre le visage de l’agriculture qui va bien mais la réalité est tout autre ! Il y a 1500 dépôts de bilan par an : nos fermes ferment ! Il faut le dire et le répéter ! »

Il a plaidé pour l’élevage français :
« On a demandé à Barbara Pompili que des subventions directes du ministère de la Transition écologique soient accordées en plus des aides PAC aux éleveurs qui jouent un rôle écologique en maintenant ces prairies qui captent du carbone ! »

Les agriculteurs ont ensuite symboliquement posé un genou à terre pour rendre hommage à tous nos collègues agriculteurs qui ont mis fin à leur jour.


Des délégations d’agriculteurs sont ensuite allés remettre notre Manifeste en 4 mètres sur 3 dans différents lieux de pouvoir où sont prises les décisions qui nous concernent : Ministère de l’Agriculture, Assemblée nationale, Sénat et Matignon. La présidence de la République avait déjà été destinataire de notre Manifeste.

À l’Assemblée nationale, nos représentants ont échangé avec le député Hubert Wulfranc (PCF- 76) mais aussi avec les députés du Modem Jean-Paul Mattei (64), Frédéric Petit (7ème circonscription des Français de l’étranger) et Patrick Loiseau (85).

Au ministère de l’Agriculture, Max Bauer, Président de la CR PACA et Secrétaire général adjoint de la CR Alain Pouget, Président de la CR Occitanie, ainsi que Joris Miachon, responsable de la section Jeunes de la CR ont rencontré Benoît Bonaimé, directeur adjoint du cabinet de Julien Denormandie. Ils l’ont interpellé notamment sur la difficulté à construire des retenues d’eau, pourtant essentielles pour les agriculteurs confrontés au changement climatique et aux sécheresses successives. Joris Miachon, arboriculteur dans la Drôme a également fait part de ses inquiétudes sur les restrictions, difficilement tenables, imposées par le plan pollinisateurs.

Enfin les agriculteurs se sont retrouvés autour d’un sandwich et d’un verre de vin pour un moment de convivialité et d’échange avant de reprendre la route vers leurs exploitations.
La presse très nombreuse pour couvrir ce rassemblement a particulièrement bien repris nos prises de parole et les gestes forts signifiés par nos représentants.
DISCOURS DE CLOTURE AG
Discours de clôture de Daniel Pavageau, Président de la CR85, lors de l'AG du 23 février 2021.
Les années s'écoulent et la situation agricole ne cesse d'empirer. L'année 2020, fut une année très spéciale pour tout le monde avec la crise sanitaire dû au Covid-19. Une chose qu'on retiendra, c'est la prise de conscience des pouvoirs publics, que notre métier est indispensable pour nourrir les gens et entretenir le territoire. L'avaient-ils oublié ? Quant on voit le niveau de la démographie rurale ; on n'est plus que 400 000 exploitants, contre 1,4 millions en 1990 et 7 millions en 1960, comment les hommes politiques ne se sont-ils pas inquiétés plutôt ? Les prix de nos produits sont les mêmes depuis 40 ans, par contre ceux des intrants ont été multipliés par 3 ! Produire toujours plus pour un revenu qui n'augmente pas. Mais là, on ressent un relâchement, une débâcle. Des jeunes qui ne se plaignent plus, ne se manifestent plus et préfèrent jeter l'éponge ; comment leur reprocher ?
L'agribashing, des revenus toujours en baisse, ils ont l'impression de faire vivre la coop, la banque, mais pas leurs familles. Aucune perspective pour un avenir meilleur...
Cette après-midi on va donner un veau laitier au Préfet. Le même animal valait 200 € en 1980, aujourd'hui 10 € soit le prix d'un carnet de timbres. L'insémination vaut déjà 55 €, cherchez l'erreur !
Tout ceci, il faut que ça cesse, la France a perdu son industrie textile et chaussure, si elle perd l'agriculture, elle ne s'en remettra pas.
Le cheptel bovins français diminue de 2 à 3 % par an depuis 2016. Il est temps qu'on arrête les importations sinon, on va perdre notre autonomie alimentaire dès 2023. Il nous faut des prix au lieu des primes pour qu'on puisse vivre !
Il faut revoir aussi la fiscalité. Les charges sociales et les impôts sont beaucoup trop élevées ; quand les cours sont bons, ceux qui dégagent un revenu correct sont obligés d'une certaine manière, d'investir toujours plus pour éviter de payer des sommes trop importantes. Ensuite, les cours sont mauvais et là, les revenus sont faibles voir négatifs. A court terme, leur exploitation est fragilisée avec la volatilité des cours mondiaux. C'est pourquoi, on voit de grosses exploitations fragiles financièrement. Il faudrait que la MSA ne prenne que 25% du revenu imposable au lieu de 45%.
Ce système nous oblige à investir mais, c'est un piège qui détruit l'agriculture. Les 20 % manquant pourraient être compensés par une TVA sociale sur les produits agricoles importés. On a d'ailleurs rendez-vous le mois prochain avec le président de la MSA 44-85.
Dans certaines régions, même en Vendée où la terre n'a pas de vocation céréalière, on peine à trouver des repreneurs.
Il est plus que temps que l'élevage dégage du revenu, si on ne veut pas voir ces terres devenir en friche. Ces parcelles seraient un havre de paix pour les sangliers. Ceux-ci s'y reposeraient le jour et détruiraient les cultures la nuit.
Le cheptel bovin a baissé depuis 5 ans mais pas l'abattage. Moins 1 % en 2021, on verra si ça a une incidence bénéfique pour les prix ; espérons le !
Je vous rappelle que j'ai 61 ans et que je n'ai pas pris ma retraite. J'ai même envie d'aller jusqu'à 65 ans. Tout simplement, je crois que la roue va tourner en notre faveur avec un manque de produits entraînant la montée des prix agricoles. Je ne suis pas madame Irma ni madame Soleil mais, vu la conjoncture actuelle, tout nous laisse penser que c'est possible.
Je sais que nous avons un métier difficile, mais aussi une liberté qui nous est enviée.
Je vous conseillerai donc de faire attention aux investissements, prenez votre calculatrice, ne laissez pas les autres le faire à votre place.
Je dis aux jeunes de garder le moral, on est indispensable et tôt ou tard on sera considéré. Vous gagnerez bien votre vie et vous serez fier de votre parcours. Nous ne seront plus vus comme des assistés.
Bon courage à tous.








