Bienvenue à tous sur le blog de la CR85

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Vous pourrez trouver sur ce blog les informations, formulaires, liens ayant trait à la vie agricole vendéenne et française.

vendredi 29 novembre 2024

MONTANT DEFINITIF AIDES PAC 2024


Plusieurs arrêtés publiés au Journal officiel du 29 novembre 2024 ajustent les montants des différents niveaux de l’écorégime, du paiement redistributif, de l’aide complémentaire pour les jeunes agriculteurs, des aides ovines et caprines et de l’ICHN. Le paiement du solde de ces aides est prévu
 les 4 et 12 décembre.

Un arrêté du 21 novembre 2024 modifie à la hausse les montants des différents niveaux de l’écorégime par rapport aux chiffres fixés par arrêté avant le paiement des acomptes d’aides Pac en octobre 2024. Pour le niveau de base de l’écorégime, le montant est établi à 46,69 € (49,31 € en 2023), pour le niveau supérieur à 63,72 € (67,30 € en 2023) et pour le niveau spécifique à l’agriculture biologique à 93,72 € (97,30 € en 2023). Le bonus haies reste fixé à 7 € par hectare.

Un autre arrêté du 21 novembre 2024 ajuste à la hausse les montant du paiement redistributif et de l’aide complémentaire aux jeunes agriculteurs.

Pour la campagne de 2024, le paiement redistributif est fixé à 49,40 € (50,40 € en 2023). L’acompte de cette aide a été versé sur la base du montant de 47,87 €. Le montant de l’aide complémentaire aux jeunes agriculteurs (JA) est, quant à lui, ajusté à la hausse à un forfait de 4 300 €. Le montant de l’acompte, versé en octobre 2024, avait été calculé sur un montant provisoire de 3 100 €. En 2023, l’aide complémentaire pour les JA atteignait 4 469 €.

Le coefficient stabilisateur applicable pour l’ICHN est ajusté à 96,80 % pour la France métropolitaine, hors Corse, par un arrêté signé du même jour. L’acompte du mois d’octobre a été calculé sur la base d’un coefficient stabilisateur de 92 %.

Pour la campagne de 2024, le montant de l’aide ovine est établi à 21 € par animal, contre 22 € en 2023 (et 20 € pour le calcul de l’acompte), par un arrêté du 21 novembre 2024. La majoration accordée pour les 500 premières brebis reste fixée à 2 € par animal et l’aide complémentaire pour les nouveaux producteurs à 6 € par animal.

Le montant de l’aide caprine est fixé à 14,56 €, contre 15 € en 2023 (14,20 € dans le précédent arrêté pour le paiement de l’acompte).

Bien que toutes en augmentation, les aides reste tout de même plus faible qu'en 2023.

Comme l’année dernière, un état des lieux pourra être établi d’ici juin, après le paiement de l’ensemble des aides et l’actualisation des données d’instruction, afin d’identifier des pistes d’optimisation des enveloppes.

Les prochains versements, en particulier le solde de l’aide bovine et les aides couplées végétales, s’étaleront, comme chaque année, sur le 1er trimestre 2025.

NON AU MERCOSUR ACTE 2


 

lundi 25 novembre 2024

MANIFESTATION A ST MALO DU BOIS


La CR85 manifeste sur les terres du Ministre de l'intérieur le 24 novembre 2024, pour dénoncer ses propos sur la tolérance zéro en cas de blocage.

vendredi 22 novembre 2024

LA CR85 DEMANDE DES EXPLICATIONS AU MINISTRE DE L'INTERIEUR

 


COMMUNIQUÉ DE PRESSE

LA CR85 DEMANDE DES EXPLICATIONS AU MINISTRE DE L'INTERIEUR

Alors que la détresse des agriculteurs est grande et que les manifestations ne se font pas de gaieté de cœur, la Coordination Rurale de Vendée dénonce les propos du Ministre de l'intérieur, Bruno Retailleau. En effet, le Ministre vendéen a évoqué une « tolérance zéro » envers les agriculteurs. La CR85 n'accepte pas une telle position, alors que dans certaines banlieues une telle notion n'est pas appliquée. Bruno Retailleau parle « d'enkystement » mais c'est bien l'agriculture qui est installée durablement dans une politique de non rémunération des hommes et des femmes qui nourrissent les français tous les jours. Si l’État ne faisait pas la sourde oreille depuis des années aux revendications portées par la profession, les tracteurs resteraient gentiment sur les exploitations.

C'est pour cette raison que les agriculteurs vendéens sont invités à venir demander des explications au Ministre de l'intérieur dans sa commune de St Malo du Bois, en Vendée, ce dimanche.

Nous vous convions donc  le :

Dimanche 24 novembre 2024 à 11h00

Place du souvenir – à la mairie

85590 ST MALO DU BOIS

Nous comptons sur votre présence.

mercredi 6 novembre 2024

PENSEZ A DECLARER VOS RUCHES !

La déclaration annuelle des colonies d’abeilles est obligatoire et permet notamment :

• d’agir pour la santé des colonies d’abeilles en participant à leur gestion sanitaire ;
• d’avoir une meilleure connaissance du cheptel apicole français avec l’établissement de statistiques.


Tout apiculteur, qu’il soit amateur ou professionnel, est tenu de déclarer chaque année pendant la période obligatoire les colonies d’abeilles dont il est propriétaire ou détenteur, en précisant notamment leur nombre total et leurs emplacements. La déclaration est obligatoire dès la première colonie détenue.

La déclaration permet également aux nouveaux apiculteurs d’obtenir leur numéro d’apiculteur NAPI.
C’est pourquoi elle peut être réalisée 
en dehors de la période obligatoire en ligne via le site internet (pas d’envoi papier). Il sera tout de même nécessaire de renouveler la déclaration durant la période obligatoire entre le 1er septembre et le 31 décembre.

Si vous vendez des produits de la ruche :
Vous devez obligatoirement avoir un numéro de SIRET pour cette activité. Il sera à préciser dans votre déclaration. Ce numéro est attribué sur demande par l’
INPI.

La période de déclaration annuelle obligatoire s’étend du 1er septembre au 31 décembre. Après validation de votre déclaration, un récépissé de déclaration vous est adressé par mél ou par courrierIl est également téléchargeable.

Attention  : ce document est à conserver, vous devez être en mesure de le produire ultérieurement. Il pourra vous être demandé pour certaines démarches dont les aides apicoles.

En dehors de cette période, seuls les nouveaux apiculteurs peuvent faire une déclaration afin d’obtenir un NAPI. Il sera nécessaire de refaire une déclaration de ruches durant la période obligatoire.

Vous pouvez cliquer sur le lien suivant pour accéder à la téléprocédure : LIEN DECLARATION. Cette procédure simplifiée (sans identifiant et mot de passe) permet l’obtention d’un récépissé de façon immédiate en le téléchargeant. Il vous sera également adressé par mail à l’adresse indiquée dans la déclaration.

mardi 5 novembre 2024

CONGRES CRUN


 

M. LE PRÉFET, LA SITUATION EST CATASTROPHIQUE !

Le jeudi 31 octobre, la Coordination Rurale de Vendée a invité le préfet de la Vendée sur l'exploitation de la famille Gauvard aux Lucs-sur-Boulogne pour soumettre ses revendications.

Tout d'abord, Laurent Gauvard, du Gaec la Ronde du Fief, a présenté son exploitation au préfet. Il travaille avec son épouse et ses deux fils. Ils élèvent des bovins, des canards, des porcs, et cultivent 195 hectares de terre. « Le contexte économique n’est plus supportable. Nos charges augmentent, les banques nous tapent dessus dès que l’on est à découvert. En plus, le climat n’est pas favorable depuis plus d’un an. Les cultures sont impossibles. » explique-t-il.

Pour Patrice Betard, président de la CR85, « depuis les manifestations du début de l’année,  on ne nous a pas proposé de vraies solutions. Je vous l’assure, Monsieur le préfet, à l’allure où on va, dans moins de cinq ans, on aura faim ! ». Il ajoute « les trésoreries sont à sec, toutes activités agricoles confondues. Il faut que l’État nous donne une impulsion positive en ne validant pas l'accord avec le Mercosur ».

Les agriculteurs présents évoquent une deuxième année quasiment sans céréales pour certains. « On court à la catastrophe l’année prochaine. Les exploitations très en difficulté ne s’en sortiront pas sans aide, et celles qui sont à peu près stables vont s’enfoncer. Bref, le monde agricole est sous pression, sur le pied de guerre» ajoute Natacha Guillemet, responsable de la section agricultrices de la CR.

Laurent Gauvard, qui partira à la retraite dans trois ans, s’inquiète désormais pour ses fils, « quand on voit qu'en canards, on nous annonce des vides de 5 mois ou que Lactalis se sépare de producteurs du jour au lendemain, on se demande comment les jeunes peuvent investir dans ces conditions ». 

Accompagné des agents de la DDTM, le préfet Gérard Gavory entend les différentes doléances. Ainsi, tour à tour les sujets sont passés en revus. Sur le retournement des prairies permanentes, l'administration confirme que l'Europe a validé le nouveau mode de calcul du ratio, remettant celui-ci à 0, laissant un peu plus de souplesse. Pour la directive nitrates, une dérogation globale a été accordée pour les épandages de type 2 jusqu'au 30/11. « Pour autant il faudra bien le noter dans le cahier d'épandage » précise Céline Maraval » directrice adjointe de la DDTM. Au niveau de la rotation des cultures, le cas de force majeur devrait fonctionner.

Du côté sanitaire, Natacha Guillemet déplore que l’État n'ai pas plus anticipé l'approvisionnement en vaccin. «  Pour la FCO8 j'ai réservé, mais il n'y en a pas de disponibles » ajoute-t-elle.

Autre point important, la diminution des autorisations de prélèvements d'eau pour une partie de la Vendée. Le Préfet assure « l’État est au côté des agriculteurs. Nous avons fait appel de la décision et j'ai demandé un sursis à exécution du jugement. Je passe un temps fou sur ces questions agricoles. Notre soutien est fort. »

Pour conclure la rencontre, le président de la CR85 a insisté pour que les revendications soient remontées au ministère de l’Agriculture, notamment la demande d'année blanche au niveau de la MSA et que l’État mette la pression sur les banques pour que celles-ci soient beaucoup plus souples. Patrice Bétard en est persuadé : « L’État va nous entendre. »

Laurent Gauvard l'assure « malgré toutes les difficultés, mes fils ont encore de l’espoir. Ils restent motivés. Ce qui nous sauve, c’est le côté familial de l’exploitation. On se serre les coudes. Mais autour de nous, c’est bien pire. »

Le jour d’Halloween, la Coordination rurale de Vendée ne souhaitait pas déguiser la réalité et a mis l’État en face de ses responsabilités. 

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