Après, un mois de janvier agité sur
le plan syndical, la CR85 tenait son Assemblée Générale le mardi
20 février au restaurant « la Forêt » à Aizenay.
Comme à l'accoutumé, l'AG a débuté
par la partie statutaire avec le rapport financier présenté
conjointement par Stéphane Charbonneau, trésorier de la CR85 et
Pierre Jean Besson, trésorier adjoint. Ensuite, avec une actualité
dense l'année passée, ils n'étaient pas trop de deux pour
développer le rapport moral et d'activité de l'année 2023. Ainsi,
Clément Charrier et Mickaël Jadault, respectivement secrétaire et
secrétaire adjoint de la CR85 ont alterné la présentation mois par
mois.

Cette année, les administrateurs de la
CR85 ont convié Laurent DENISE, chercheur en climatologie
indépendant, à intervenir sur « retenir l'eau de l'hiver,
pour maintenir en vie l'été ». Il a commencé par expliquer
que l'eau est recyclable à 100% mais en France seulement 0,8 % est
réutilisé, le reste étant jeté. Pour lui, ne pas stocker l'eau
pour l'utiliser quand il y en a besoin est une hérésie. Ainsi, il
faut de la verdure pour avoir de l'eau et de l'eau pour avoir du
vert. Selon le GIEC, il y a une dégradation de la répartition
annuelle de la pluviométrie mais pas moins d'eau. « Une nature
sèche c'est une nature « morte » qui chauffe et qui
brûle. Les chaumes l'été sont comme des déserts »
ajoute-t-il avant de lancer avec humour « si tu plantes des
conifères, achète des canadairs ». Laurent Denise explique
qu'il faut absolument cultiver l'été car , la terre s'enrichit en
produisant et se dégrade en séchant. Sur le papier, il faut donc
semer le plutôt possible après la récolte. S'il y avait plus de
végétation l'été, il ferait moins chaud. Il poursuit son
intervention en expliquant qu'en France, entre 50 et 70% de l'eau est
rejeté en mer, prouvant qu'on ne manque pas d'eau mais qu'on en
jette beaucoup trop. « La CR a raison de vouloir développer
les réserves d'eau » dit-il. Autre problème majeur ; les
eaux usées des villes. « Si toutes les communes étaient aux
normes, il ne manquerait pas d'eau pour l'agriculture »
conclut-il.

La seconde intervention du commissaire
de justice, Cédric Vincent, a permis d'aborder la problématique des
dégâts de sangliers avec l'utilisation des drones pour déterminer
les surfaces endommagées. Ce constat officiel peut permettre d'avoir
des arguments auprès de la fédération des chasseurs pour être
indemnisé à la hauteur des dégâts.
Ensuite, Clément Charrier est
intervenu au nom de FGC (France Grande Culture) pour expliquer
comment éviter de payer à votre insu des cotisations aux sections
spécialisées de la FNSEA lors de vos ventes de céréales.
« Regardez bien vos factures et faite le nécessaire sur le
site de FGC pour bloquer ces prélèvements indus » lance-t-il à
l'assemblée.
Par la suite, la parole a été donnée
aux responsables syndicaux nationaux. Ainsi, Natacha Guillemet,
responsable de la section agricultrices a annoncé la tenue de la
seconde édition de la marche dans le cadre d'Octobre rose, sur la
commune de Ste Cécile.
Stéphane Charbonneau, responsable de
la section viande, quant à lui est revenu sur la contractualisation
en viande bovine et la MHE.
En parallèle, les participants à l'AG
ont été invités à noter sur un papier quel était leur ressenti
sur les événements agricoles du début d'année et quelles
solutions ou actions souhaitaient-ils qu'on mette en place.
Dans son discours de clôture, le
président de la CR85 a assuré, en faisant monter tous les
administrateurs de la CR85 à la tribune, que ceux-ci ne lâcheront
rien sans avoir obtenu des réponses concrètes de l’État.