Ci-joint le lien : EcophytoPIC
Du tort aux céréaliers
Pour l’OPG, la création de ce fonds est
une erreur de stratégie de communication qui risque de renforcer l’idée
selon laquelle les céréales seraient trop chères actuellement. Les
céréaliers n’ont pas à culpabiliser d’obtenir enfin depuis 2 ans un
revenu correct du fruit de leur travail.
Tirons les leçons du passé
En mai-juin 2013, période où sera
appelée cette cotisation, le prix des céréales sera peut-être redescendu
au-dessous du coût de production et les céréaliers se retrouveront en
difficultés. Dans cette hypothèse, les donateurs risquent d’être peu
nombreux. Un prélèvement de 2 € par tonne de céréales représente 1000 €
pour une ferme céréalière type, qui a déjà été amputée pour ce même
motif de solidarité, sans grand effet pour les éleveurs, il y 3 ans lors
du bilan de santé de la PAC.
Un cadeau empoisonné pour les éleveurs
Les éleveurs ont besoin d'abord d'une
hausse de leurs prix de vente, pas d'une pseudo aide les poussant dans
des investissements « structurants » qui les exposeront à un endettement
supplémentaire.
Un peu de bon sens !
L’OPG rappelle sa suggestion simple et
de bon sens : mettre fin à un archaïsme français en autorisant la vente
directe des céréales aux éleveurs. Le gain pour l'éleveur ne serait pas
ainsi de 2 € mais plutôt de l’ordre de 10 €/T. Il s'agirait là d'un
allègement de coût pérenne, contrairement aux 2 € du fonds. Il est
d’ailleurs étonnant de constater que ce sont les promoteurs du nouveau
fonds qui sont les plus farouches opposants à la libéralisation du
commerce des céréales.
L’ouverture de la gestion du FMCE à toutes les organisations syndicales est un moyen de « faire passer la pilule », mais elle n’est pas le signe positif que nous attendons. Nous veillerons à ce que les collecteurs présentent bien le caractère volontaire d’adhésion à ce fonds car certains d'entre eux prélèvent encore des cotisations syndicales au profit des associations spécialisées de la FNSEA, sans l'accord de l’agriculteur.
L’ouverture de la gestion du FMCE à toutes les organisations syndicales est un moyen de « faire passer la pilule », mais elle n’est pas le signe positif que nous attendons. Nous veillerons à ce que les collecteurs présentent bien le caractère volontaire d’adhésion à ce fonds car certains d'entre eux prélèvent encore des cotisations syndicales au profit des associations spécialisées de la FNSEA, sans l'accord de l’agriculteur.